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 Llanto Serosa

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Primera Espada
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MessageSujet: Llanto Serosa   Jeu 26 Mar - 17:53


SEROSA Llanto

Informations

|| Âge : Plus de 850 ans
|| Sexe : Masculin
|| Race : Arrancar
|| Allégeance : Reina Hallibel

|| Info : DC. de Kahei ♥
|| Code :
Validé by 'RI-chan

DESCRIPTIONS

Physique

Llanto possède l’apparence d’un adulte, peut être entre la vingtaine et la trentaine, d’un point de vue humain. Lors que vous l’appercevrez pour la première fois, vous noterez de prime abord sa peau hâlée, qui vous paraitra même particulièrement sombre, sous la nuit permanente du Hueco Mundo. Le contraste sera encore plus marqué par sa chevelure blanche, immaculée, qui semble presque briller. Elle semble se dresser sur sa tête, mue d’une volonté propre, et retombe n’importe comment sur ses épaules, glissant dans son cou et parfois même devant ses yeux. Vous vous attarderez peut-être quelques secondes de trop sur ces yeux-là : ils sont d’un vert éclatant, à mi-chemin entre le vert d’eau et l’émeraude, brillants. Le regard de Llanto peut aussi bien vous consummer comme un brasier ou une passion intense, ou bien vous surprendre par son étonnante sincérité.

Passé ce moment étrange où vous vous serez fixé dans les yeux, vous pourrez noter qu’à la manière de n’importe quel Arrancar, il porte des vêtements blancs. Loin de l’austérité que l’on pourrait reprocher à certains uniformes blancs, sa tenue n’a aucun sens. Contre sa peau, il porte une sorte de débardeur blanc trop large, et par-dessus, une veste blanche toujours à moitié ouverte, accrochée autour de son torse par une ceinture peut-être un peu lâche. Ses vêtements sont suffisamment larges pour qu’on puisse en glisser un deuxième comme lui à l’intérieur, et cela lui donne toujours cet air débraillé assez étrange. Par ailleurs, il vous semblera qu’il est un peu trop déshabillé, et vous vous surprendrez à observer curieusement la chaine qui tombe de son cou jusqu’à son fourreau. Pas d’inquiétude, il ne s’agit là que d’une décoration, un bijoux, une fantasie. Le bas de sa tenue est constitué d’un pantalon à moitié recouvert par les pans de sa veste qui tombent dessus de manière relativement chaotique. Vous remarquerez avec un léger sourire peut-être, qu’il aime bien avoir les genoux à l’air libre, et que ses chaussures remontent le long de son mollet avec plusieurs lanières. S’il vous saute dessus, vous aurez la surprise de constater qu’elles ont également de petites talonettes.

Vous relèverez alors les yeux pour vous rendre compte qu’il n’en a pourtant pas vraiment besoin. En effet, il mesure plus d’un mètre quatre-vingt et vous serez sans doute surpris par sa force, car bien qu’il soit musclé, il n’a pas pour autant des airs de bodybuilder. Délicatement posé contre sa hanche comme si quelqu’un l’avait perdu ici, vous pourrez voir son Zanpakuto, un katana tout ce qu’il y a de plus normal, dans son joli fourreau noir.

La vue d’ensemble que vous aurez alors vous permettra de noter quelques détails qui vous avaient sans doute échappé : il n’est pas vétu uniquement de blanc mais a décoré sa veste d’un liseré vert, sans doute pour aller avec la couleur de ses yeux, et il porte aussi des anneaux aux oreilles, il faut croire qu’il aime bien les bijoux. Son masque brisé se trouve principalement dans sa nuque, et disparait derrière sa veste. Vous pourrez sans doute l’apercevoir de part et d’autre de son cou, où se trouvent deux sortes de doigts, formant un drôle de collier qui ne se ferme pas (d’ailleurs, sa chaine s’enroule à moitié dessus), et vous le verrez également plus haut, serrant le haut de son front à la manière d’une courronne. Cela lui donne un peu un air royal, et il ne vous en voudra pas si vous l’appelez « Majesté » par erreur.

Si toutefois vous finissez par mieux l'appréhender, voir à le déshabiller, vous remarquerez sans doute qu'il possède un trou à la place du nombril, vestige d'une existence bestiale que vous appelez « Hollow » et s'il est d'humeur à faire des vagues, il pourrait vous montrer le 1 tatoué dans la paume de sa main droite, signe de sa supériorité au sein de l'Espada.


Mentale

Llanto est quelqu’un possédant une personnalité… insaisissable. Changeant et instinctif, vous semblez pouvoir le cerner et c’est à cet instant qu’il décide brutalement de changer d’humeur et de détruire vos convictions. Il est instable, voire complètement dérangé par moment. Il bouillonne constamment de mille émotions à la fois, et on est en droit de parfois penser qu’il n’est pas vraiment tout seul dans sa tête. Autrefois on aurait pu dire de lui, et on aurait eu raison, qu’il n’était pas digne de confiance, qu’il était trop inconstant, trop imprévisible, et qu’on ne pouvait jamais se fier à lui. Oui, il a été ainsi pendant très, très longtemps, je peux vous le confirmer. Il était du genre à tuer son meilleur ami, son seul ami, en fait, parce que soudainement il en avait eu envie.
Fort heureusement, il a quelque peu mûri et s’est même… assagi.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il est sage et réfléchit, il ne faudrait pas non plus dire n’importe quoi. Je dis par-là que sa fidélité extrème envers Hallibel l’a rendu plus, disons, serein. Si Luz lui a apprit la patience, Hallibel a fait de lui quelqu’un qui ne tue pas n’importe quoi parce que cela venait de lui traverser l’esprit. Maintenant, il semble qu’il ait de plus en plus besoin d’une raison pour attaquer quelqu’un. Il semble avoir compris que sa puissance impliquait une certaine responsabilité, et il semble d’ailleurs ravi que sa Reina lui ait accordé le grade qui allait avec celle-ci. Il a découvert à Las Noches certaines choses, comme la passion ou encore l’amour de son foyer, qu’il n’avait jamais pu avoir avant.

Llanto est émotif. Il est capable de pleurer de joie comme de chagrin, et il ressent ces émotions avec intensité. Son regard est franc et ses mots ne mentent que rarement, il est quelqu’un de sincère, dans tout ce qu’il entreprend. Il ne se lance jamais à moitié dans une cause, s’il a décidé de vous battre, il ne le fera pas à moitié, s’il a décidé qu’une paix était possible, alors il sera prêt à écouter tout ce que vous pourrez lui dire – m’enfin, rien n’indique non plus qu’il ne va pas finir par changer d’avis. Il ressemble parfois à un adolescent dans un corps d’adulte, encore chamboulé par des émotions qu’il n’a jamais connues avant, et qu’il gère souvent très mal. Comme un gamin par ailleurs, il semble n’avoir peur de rien, et bien qu’il soit souvent conscient du danger, il ne se sent pas souvent de l’éviter. Fuir, il ne le fera qu’en cas d’extrème urgence, en cas de danger vraiment mortel, pour lui comme pour les autres Arrancars.

Les Arrancars sont sa famille. Une famille dysfonctionnelle, bizaroïde, dangereuse, mais qu’il aime quand même. Les Espadas sont ses enfants, et les Hollows sont ses animaux de compagnie. Néanmoins, les luttes fratricides et le meurtre ne sont pas quelque chose qui le dérange, même au sein de son immense « famille » : s’il tue un Arrancar, il ne se sentira pas vraiment coupable – enfin, tant qu’Hallibel-sama ne lui aura pas passé un savon, cela va de soit. Il déteste qu’on lui donne des ordres, et qu’on lui dise quoi faire, mais il a choisi de servir sa Reina, et elle seule a le droit d’être son Maitre.

Qu’est-ce qu’il aime ? Eh bien il aime Hallibel, surtout, c’est ce qui est le plus visible en tout cas. Personne à Las Noches ne pourrait douter de sa loyauté envers elle et de l’affection qu’il lui porte – même si peu se doutent qu’elle est si forte. Pour autant, ce n’est pas parce qu’il l’aime qu’il s’interdira d’autres femmes – ou d’autres hommes, que sais-je ? – et qu’il ne profitera pas de la compagnie agréable qu’on pourrait lui offrir. Il aime se faire plaisir, il aime se sentir bien, il aime par-dessus tout qu’on s’occupe de lui. Se prélasser toute une après-midi ne le dérange pas, et c’est encore mieux s’il est accompagné pour faire la sieste. Cela cache avant tout un grand vide dans son existence, près de six cent années passées seul à se battre : il veut de l’affection, il veut être aimé, il ne veut plus être seul. D’ailleurs ce n’est pas parce qu’il aime qu’on prenne soin de lui qu’il rechignera à prendre soin de vous : s’il a décidé que vous êtes son ou sa petite(e) protégé(e), il pourra passer des heures à s’occuper de vous et il y prendra un grand plaisir. Lui qui est puissant, il s’ennuie parfois d’être seul : n’hésitez pas à lui demander de vous entrainer, même si vous risquez d’en ressortir avec quelques os cassés, cela lui fera vraiment très plaisir.

Il aime également se battre, et il assume complètement son amour du meurtre. Rien ne semble le rendre plus vivant que d’ôter la vie d’un autre, de sentir ses derniers battements de cœur, et de gouter son sang. Il est du genre à user de n’importe quoi dans un combat, et s’il vous arrive de vous approcher vraiment trop près, vous risquez de vous prendre un coup de dent. Véritable sauvage, il est prêt à déchiquetter, détruire, écraser votre pauvre petit corps, et ça lui fera particulièrement plaisir, surtout si vous vous défendez un peu avant. Un adversaire difficile à abattre est un adversaire digne de valeur, et si vous lui donnez vraiment du mal, il pourrait presque vous épargner pour avoir l’occasion de vous affronter encore.

Pour le reste ? Ma foi, l’Arrancar est un être infiniment proche de l’humain, quand on y regarde bien. Et cette capacité humaine qu’il possède, c’est de pouvoir changer. Llanto évolue, constamment, et il n’est jamais toujours le même. Il refuse de rester figé une seule seconde de son existence, car comme la vie, il est toujours prêt à s’adapter et à devenir un autre homme.

HISTOIRE

Llanto est né dans le monde des hommes il y a un peu plus de huit cent cinquante ans, dans ce que l’on nommera plus tard l’époque de Kamakura. Il serait bien incapable, par ailleurs, de vous donner son nom de l’époque, ou même de vous raconter ce qu’il a pu faire de son vivant, car cela remonte à bien des siècles. C’est pourquoi je m’en chargerais pour lui. Il n’a pas vécu longtemps, à vrai dire, seulement une vingtaine d’années. Fils illégitime d’un samurai, il a été élevé par son père au milieu de ses autres fils, et bien qu’il eut une enfance solitaire, il ne fut pas laissé pour compte. Il reçut en effet l’éducation d’un fils de samurai, stricte et difficile, mais qui promettait un bel avenir. Néanmoins, il ne poursuivit pas la voie qui lui était offerte. Un jour, poussé à bout, il quitta le domicile de son père pour ne plus jamais y retourner, volant au passage des armes pour pouvoir se défendre. Il commença à vivre de petits larcins, vols et détournements, avant de prendre du temps pour s’entrainer et de commencer à faire des choses plus dangereuses. Enfin, il commença à tuer. Il avait une quinzaine d’années la première fois qu’il gouta au sang, et il ne cessa plus jamais. Personne n’avait besoin de lui, il n’avait besoin de personne. Il massacra des hommes pour vivre, et certains, pour le plaisir. Son père ne l’avait jamais vu, jamais reconnu, et il commença à vouloir le tuer lui aussi, pour tout ce qu’il lui avait fait endurer.

Un jour, son père le retrouva. Il vint à sa rencontre, alors qu’il était recherché par de nombreux hommes partout dans le pays. Il vint le voir, lui, son fils, assumant enfin son rôle de père. Il vint pour le tuer, pour effacer son existence, pour détruire cet enfant qu’il avait eut par erreur. Il le traita d’erreur, il s’excusa même de l’avoir créé, de l’avoir engendré. Il s’excusa encore, d’avoir osé penser qu’un bâtard pourrait s’intégrer et progresser comme ses enfants, et il lui dit qu’il ne pourrait faire jamais que des erreurs, car c’était ainsi qu’il avait vu le jour. L’enfant qui avait fuit son domicile pour se faire remarquer, l’enfant qui avait tué par rebellion, l’enfant qui avait toujours voulu, un jour, que son père pose le regard sur lui et le considère comme son fils… cet enfant-là mourrut, et les deux adultes se lancèrent dans un combat. Son propre père mit ainsi fin à sa vie, le jettant sans aucune pitié dans un autre monde, dans une autre vie.

La mort ne lui donna pas l’occasion de se repentir de ses péchés, loin de là. Il devint bien vite un hollow, monstre d’instinct tueur, dévoré de rancœur et de haine contre le monde entier. Il tua à nouveau, tant et tant d’âmes humaines qu’il dévora, et les années s’écoulant, peut-être même qu’il avala un shinigami ou deux. Ces souvenirs là également, sont particulièrement flous et lointains pour lui. Douleur, mort, sang. Il n’y avait qu’une répétition infinie de ces trois états, pour ceux qu’il rencontrait. Il n’était pourtant pas maitre de lui, pas différent d’un autre hollow, il était juste suffisament puissant pour évoluer. Passé cette période où il dévorait des humains, il se mit en quète de nourriture plus consistante, pour acquérir plus de puissance : ses semblables. Il dévora tant et tant de hollows qu’il finit par évoluer, et il devint un Menos Grande. Ce fut réellement une sorte de consécration, de faire partie soudainement de cette masse difforme de reatsu et de hollows agglomérés. Il lui fallut encore des décénies avant d’accomplir une seconde étape à son évolution. Enfin, il lui sembla atteindre cette conscience, enfin ! Enfin il pouvait réfléchir, penser, et décider par lui-même. Cette forme était encore difforme, anguleuse, mais déjà on devinait des signes d’humanité derrière, si tant est qu’on pouvait parler du genre humain dans ces conditions… Il était capable de raisonner et de se controler.

Il ne se lia pourtant avec personne. Solitaire, il passait son temps à attaquer ses semblables et à les dévorer. Il ne forma aucune alliance, ne se soumit à personne. Il était son propre maitre, comme de son vivant, et il ne répondait aux ordres de personne. A vrai dire, il n’avait jamais tôléré qu’on lui ordonne quoique ce soit, qu’on lui dise quoi faire. Il errait dans tout le Hueco Mundo, courrant à en perdre haleine, jusqu’à-ce que son cœur se dise qu’il était temps d’arrêter, et il suivait égoistement ses envies autant qu’il le voulait. Le désert du Hueco Mundo était son terrain de jeu, son espace rien qu’à lui, et tous ceux qui lui barraient la route mourraient. Il était avide de puissance, il voulait connaitre, encore, cette sensation d’évolution. Il dévora ainsi, recherchant des adversaires toujours plus forts, pendant près de deux cent ans sans s’arrêter. Il finit par oublier son ancienne vie, jusqu’à son nom, même, et il écrasa entre ses doigts tout ce qui venait de son passé. Il perdit peu à peu la haine et la rancœur, et à la fin, il ne resta plus rien.

Qui était-il ? Pourquoi vivre ? Pourquoi tuer ? Pourquoi exister ? Est-ce que son existence ici avait un sens ? Tant de questions auquelles il ne pouvait pas répondre. Il n’y avait que les autres et lui, que ses adversaires et lui. Mais quelquefois, il se sentait d’humeur différente. Dans sa solitude et son errance, il se posait des questions auquelles il était dur de répondre. Le sens de la vie, les raisons de son combat : tout ça semblait parfois être si abstrait qu’il restait plusieurs heures, immobile, à penser. Cette période était étrange, bien plus qu’aucune autre dans sa vie. Il n’avait jamais avant ressenti ce besoin d’explications, ce besoin de… de plus. Il voulait plus. Il voulait être plus qu’un tueur, plus qu’un monstre, plus qu’une masse difforme avide de sang. Il voulait être plus cruel que la cruauté, plus généreux que Mère Thérésa et il voulait surtout comprendre pourquoi il était parcouru d’autant d’envies. Non, aujourd’hui encore il recherche les réponses aux questions qui s’étaient mises à apparaitre. Il était sur le point de devenir fou, et il ne se comprenait plus lui-même. Il se surprenait à épargner une vie de temps en temps, sans savoir pourquoi, puis il pouvait passer des jours et des jours à se demander pourquoi il avait fait ça. Tantôt, il oubliait de réfléchir à tout ça, et il se laissait porter par ses envies changeantes.

Il constata enfin qu’il était grand temps qu’il retrouve un semblant de civilisation. Il se mit en quète de semblables, mais peu furent satisfaisant pour lui. Certains étaient si faibles qu’il ne pouvait s’empécher de les tuer, parfois sans faire exprès. D’autres étaient suffisamment puissants pour vouloir le défier. Certains auraient pu avoir une chance de le battre, mais même après des batailles difficiles, il était celui qui survivait. Un jour, il trouva un compagnon idéal. C’était un Adjuchas comme lui, puissant autant que lui, et qui avait la sagesse de ne pas vouloir le dominer. Ils étaient… non, ils n’étaient pas amis. Tout au plus, ils étaient des compagnons de voyage. Mais cela lui fit du bien, de parler, de temps en temps, avec un semblable. Il commença à comprendre ce qu’il recherchait. Il voulait des camarades, non pas pour les dévorer, mais pour qu’ils aient un but commun. Il voulait de la reconaissance, il voulait se sentir aimé. Il lui avait fallu beaucoup de temps pour le comprendre finalement, et c’était l’autre Adjuchas qui le lui avait dit. Alors, seulement, il avait réalisé. Il avait saisit qu’il ne supportait plus sa solitude, et que son désir de devenir puissant n’était qu’une façon d’obtenir ce qu’il n’avait pas.

Il remercia l’Adjuchas. Grace à lui, il avait pu savoir ce qu’il voulait, et maintenant, il ne lui restait plus qu’à trouver une façon de l’obtenir. Puis il l’attaqua et le tua, pour le dévorer. Il se reput de sa chair et l’assimila comme les autres, puis il continua son errance. Devenir puissant serait une bonne chose. Un jour, il aurait peut être des sujets, comme ce Roi dont il entendait parler, ce Roi qui voulait gouverner le Hueco Mundo. Les Hollows étaient, à ses yeux, incontrôlables. Personne n’avait le droit de leur ordonner quoique ce soit, et en cela, ils étaient libres. Cette liberté lui plaisait beaucoup, car peu importe ce qu’il faisait, il n’y avait pas de conséquences. Ou plutôt, les conséquences étaient insignifiantes. Il pouvait assumer d’affronter de temps à autre un type animé d’un désir de vengeance, et de le tuer aussi. Tout ceci ne l’atteignait pas. Il était supérieur à tous ceux qui osaient le défier ! Et chaque mort qu’il causait lui apportait plus de puissance. C’est ainsi qu’il acquit le statut de Vasto Lordes.

Son apparence se modifia. Il prit forme humaine, presque humaine, portant encore son masque intégral, enveloppé de tissus qu’il avait récupéré. Déjà, on devinait sa chevelure blanche et sa peau sombre entre deux restes de sa précédente forme. Ses pieds nus sur le sol, lui donnèrent plein de sensations, et il se sentit alors particulièrement seul. Chien fou, il partit à la recherche de compagnons, toujours aussi avide de prouver ses capacités, de se mesurer à d’autres, de devenir puissant et respecté. Il bondit à travers le désert, constatant que le Hueco Mundo changeait. Il n’était pas en train de changer d’aspect, non, mais pourtant, il pouvait déceler les changements, les vacillements dans les forces. Quelque chose changeait. Mais quoi ? Peut-être que le Roi était mort. Il aurait aimé le tuer lui-même. Mais il n’était pas encore assez fort. Il rejoint enfin un reatsu puissant. Qui était-ce ? Il n’en savait rien. Il s’en fichait. Il l’attaqua de face, sans dissimuler ses intentions. Ils n’échangèrent que quelques coups, et le jeune Vasto Lordes fut vaincu à plate couture.

« Es-tu idiot ou inconscient ? » lui demanda l’inconnu.

Il rassembla ses souvenirs, le dos ancré dans le sable, les yeux levés vers le ciel. Ils restèrent côte à côte un long moment, sans rien dire. Ses doigts carressèrent le sol, jouant entre les grains de sable, jusqu’à-ce qu’il ait récupéré assez de volonté pour s’asseoir, sous la surveillance rapprochée de son semblable.

« Comment tu t’appelles ? »

Il pencha la tête. Ils se dévisagèrent.

« Je ne sais plus. »

Ils passèrent un siècle ensemble. Il l’avait prit sous son aîle, comme s’il était son père ou son frère, mais avec une façon si adorable de prendre soin de lui qu’il s’était laissé faire. Après avoir observé un moment, il l’avait nommé Llanto, rapport aux larmes creusées sur le bord de son masque. Et Llanto avait finit par accepter son nom. L’autre s’appelait Luz, Luz Serosa. En quelques décénies à peine, il l’avait accepté comme un père, et Luz s’était chargé de l’éduquer. Il lui apprit à se contrôler, à rester maitre de lui, à se tenir. Il lui apprit à respecter certaines choses et surtout, il lui enseigna qu’obéir à un ordre ne voulait pas dire se soumettre à un autre. Ce fut sans doute l’enseignement qui fut le plus long à entrer. Llanto était un sauvage, il ne respectait rien et n’écoutait que son instinct. Luz était fort heureusement patient, et surtout, plus puissant que lui. Lorsque Llanto agissait comme un idiot, Luz lui mettait une raclée. Lorsqu’il semblait apprendre quelque chose d’intéressant, Luz était fier. A cette époque, on croisait rarement Llanto sans Luz. Il était son ombre, et il suivait Luz comme s’il était son Soleil. Au fil des ans, il était devenu complètement dépendant de lui.

Mais après un certain temps, les deux furent au courrant de ce qui se passait dans le Hueco Mundo. Las Noches devint habité par des Shinigamis, ce qui arracha de nombreuses grimaces à Llanto. C’était ridicule, selon lui. Mais Luz voulait en savoir plus, et surtout, il semblait se demander s’il n’y avait pas là-bas une occasion de faire quelque chose de grand. Llanto refusa d’aller obéir à un Shinigami, peu importait d’ailleurs s’il était capable de les rendre plus puissants… Luz y alla, curieux de vérifier ces rumeurs, et avide de compagnons. Llanto demeura seul. Il apprit un jour que Luz était devenu un Arrancar, et quelques années plus tard, il apprit qu’il avait été tué. Il ne put jamais savoir qui l’avait tué, et il ne se jeta pas corps et âme dans l’idée de vengeance. Non, il pleura seulement, il hurla même sa douleur dans le désert du Hueco Mundo. Son chagrin ne disparut qu’avec le temps, qu’après une nouvelle errance.

Il était là, enfoncé dans le désert, enroulé dans un tissu grisâtre, quand ces reatsu inconnus débarquèrent. Il était là, tapi, quand ils attaquèrent les Arrancars, quand ils se battirent à Las Noches. Il était loin, caché, mais il voyait. Il observait. Il vécut la défaite de Las Noches comme simple témoin, affichant seulement un sourire satisfait. Il regarda mourir ceux qui l’avaient privé de son père, ceux qui avaient brisé sa famille ! Il n’intervint pas, non, il se contenta de faire l’inexistant, et de se réjouir. C’était assez inconcevable pour son lui d’avant, de regarder sans intervenir, mais actuellement, il était hautement satisfait que ces intrus viennent détruire ce qui avait été établi par un Shinigami. Le fait qu’il soit puissant ne lui donnait, selon lui, aucun droit sur son existence.
Et puis Luz était mort, alors c'était bien fait pour eux.

Aujourd’hui il comprend qu’il s’était excessivement attaché à Luz, tout comme il est parfaitement au courrant qu’il s’attache trop facilement à n’importe qui, comme un enfant en manque d’amour, et qu’il avait projeté sur lui son désir d’avoir un père. En réalité, son ami était tout au plus un frère, bienveillant certes, mais qui n’avait jamais demandé à avoir un fils sur les bras. Mais pour autant aucun des deux n’avait regretté cet attachement. Luz était le père qu’il n’avait jamais eu, et qu’il n’aurait jamais. Mais à l’époque, Llanto était encore rempli de colère à l’encontre de ces Arrancars. Il n’intervint pas, jamais. Dès qu’il fut certain que ces types-là étaient suffisamment forts pour les défaire tous – surtout quand ils furent rejoint par d’autres Shinigamis, puis d’autres encore ! – il s’en alla, se détournant de ce spectacle macabre.

Ce fut après cette bataille que son masque se brisa, de lui-même. Il avait affronté un survivant un peu agressif, qui s’était jeté sur lui sans raison, après avoir perdu ses camarades sans doute. Il avait senti son crâne se fendre, avec surprise. Il avait attrappé les morceaux de masque blanc qui tombaient entre ses doigts, il avait ouvert les yeux sur un nouveau monde. Voila. Il avait là la preuve même qu’ils n’avaient jamais eu besoin de ces Shinigamis, qu’ils étaient venus pour brouiller l’ordre naturel des choses, et que seuls quelques élus atteignaient ce rang naturellement.
Cette nuit-là, il avait tellement rit qu’on avait sans doute dû l’entendre à des kilomètres autour de lui.

Il était puissant, il le savait. C’était autant dû à une prédisposition naturelle, selon lui, qu’à des siècles d’entrainement et de tuerie. Il était un monstre, mais parce qu’il avait toujours eu la force de l’assumer, il avait grandit fort et dangereux ! La présence de quelqu’un à ses côtés lui manqua alors plus que jamais. La disparition de Luz avait créé un grand vide, après avoir vécu tant de temps côte à côte. Quand le Hueco Mundo fut débarassé de ces parasites, il s’approcha enfin de Las Noches. Il marcha lentement, Zanpakuto sur la hanche, vêtu de haillons, pieds nus. Il prit tout son temps pour rejoindre l’immense batisse qui se reconstruisait lentement. Il y entra comme s’il était chez lui, et il lui sembla qu’il devait faire des efforts pour ne pas relâcher son énergie spirituelle. Il craignait d’apparaitre comme un ennemi, pour la première fois de sa vie. Il se sentit si idiot, d’aller voir ces gens comme s’il quémendait des amis, de l’affection. Il s’énerva seul contre lui-même, contre sa stupidité, et alors qu’il voulait faire demi-tour pour retourner dans son désert, il la vit.

Elle avait l’air affaiblie par un combat récent, assise sur un trône trop grand pour elle. Elle avait l’air à la fois forte et fragile, et il ne put s’empêcher de s’arrêter, là, pour la fixer, immobile. Elle lui demanda ce qu’il faisait là, et il lui répondit qu’il cherchait quelque chose à faire, un endroit où vivre, des camarades. Il avait l’impression de baratiner, de raconter n’importe quoi pourvu qu’elle l’écoute et qu’elle lui réponde. Elle lui demanda qui il était, et il répondit qu’il s’appelait Llanto. Il lui dit qu’il n’obéissait à personne, qu’il était un homme libre, mais qu’il pouvait être son serviteur si elle le désirait.
Peut-être qu’elle avait sourit.

C’est ainsi qu’il scella son destin et qu’il resta à Las Noches. Il commença par aider à reconstruire, et il apprit à vivre en communauté, guidé par la Reina qui ne renonçait pas à lui passer un savon quand il faisait des vagues. Il passa là les moments les plus joyeux de son existence, à juste porter des pans de murs pour les redresser, et à obéir aux ordres d’une femme. Oui, il acceptait son autorité, pas parce qu’elle était puissante, pas parce qu’elle était son maitre, mais comme Luz le lui avait appris, parce qu’il pouvait tout simplement en avoir envie. Elle était magnifique, et inaccessible. Il comprit bien vite qu’elle ne serait jamais sienne, mais pour autant, il ne quitta pas sa demeure. Il s’était écoulé un peu moins de deux années quand ils apparurent.

Ils vinrent pour détruire, pour ravager ce qu’ils avaient construit. Pour la première fois, Llanto comprit qu’il s’était attaché très rapidement à cette vie, à ce confort, à cette situation. Il avait aimé une femme et il avait renoncé à elle. Il avait aimé un foyer et il était témoin, impuissant, de sa destruction. Bien sur, il s’était battu, bien sûr, il avait vaincu des soldats, mais il n’avait pas été assez fort pour protéger ce qui comptait à ses yeux à cet instant. Il avait failli, emporté dans un combat qu’il ne remporta pas. Il s’était écrasé, vaincu, et il avait seulement survécu car on le pensa mort. Qui étaient donc ces hommes capables de le mettre à terre ? Il avait chuté, dans les sous-sols de Las Noches, et quand il avait pu se relever, elle avait disparu, hors de sa vue. Tout s’était effondré, toute cette vie étrange qu’il avait sans doute inconsciemment recherchée. Et Hallibel-sama avait disparu.

Il s’était senti si mal qu’il avait cru mourir. Il avait senti dans cette disparition la même douleur qu’à la mort de Luz, il avait hurlé son désespoir. Pourquoi ? Pourquoi ce qu’il aimait, ceux qu’il aimait, étaient-ils tous forcés de disparaitre ou de mourir ? Pourquoi n’avait-il pas le droit de s’attacher à quoique ce soit ? Etait-ce sa punition pour avoir tant massacré ? Non, il était un monstre comme eux, et ces types ne vallaient pas mieux que lui ! Il voulait les tuer, se délecter de leur sang, les massacrer jusqu’au dernier !

Plusieurs fois, il avait tenté d’affronter ces Quincys, et quelquefois, il avait réussi à en tuer un ou deux avant de disparaitre. Certains de ses anciens alliés avaient décidé de les rejoindre, pour survivre, mais il ne savait pas trop ce qui leur était arrivé. Il attendit ainsi, tapi dans son coin, comme il avait l’habitude de faire. Il avait attendu le bon moment, cet instant où d’autres intrus étaient arrivés, et pendant les combats, le déluge qui s’abbatait sur ses ennemis, il avait réussi à pénétrer le lieu où sa Reina était retenue. C’était lui, LUI et personne d’autre qui, couvert de sang, était venu à sa rescousse. C’était LUI ! Lui qui avait brisé ses chaines, lui qui avait vaincu ceux qui osaient porter la main sur eux. Il l’avait porté à moitié pour l’aider à sortir, et il l’avait ramené en sécurité, à leur maison. Il avait pleuré de joie quand elle avait ouvert les yeux pour le voir, et il lui avait juré de défaire ses ennemis, de se battre pour elle jusqu’à son dernier souffle, parce qu’il était son Primera et qu’il n’en serait jamais autrement. Il lui avait juré de rester toujours à ses côtés, qu’il serait toujours fidèle à elle et qu’elle n’aurait jamais à douter de sa loyauté. Il jura encore, qu’il ferait tout pour elle, qu’il ne vivait que pour elle, et qu’il n’accepterait jamais qu’elle parte avant lui.

Les choses en quelques mois n’ont pas changé. La victoire de ces monstres sur la Soul Society l’a bien sûr affecté, lui qui s’est juré de tous les détruire. Il n’a guère changé, Llanto, il est toujours convaincu d’être un monstre, convaincu d’être un enfoiré de première avide de sang, mais au fond, moi je peux vous affirmer qu’il est différent. Il aime, voila ce qui a changé. Il aime Las Noches, il aime cette vie avec ses semblables, il aime Tia Hallibel et elle brille dans sa vie plus que n’importe quoi. Il aime aussi fort qu’il hait, et il lui semblerait même peut-être un jour concevable de s’allier avec des Shinigamis – c’est dire à quel point l’amour peut le rendre étrange.  

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MessageSujet: Re: Llanto Serosa   Jeu 26 Mar - 18:55

Re - bienvenue sur le forum Wink
Et bon courage pour cette fichette.
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MessageSujet: Re: Llanto Serosa   Ven 27 Mar - 17:16

Je donne une première validation pour la place de Primera Espada niveau 80 !
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MessageSujet: Re: Llanto Serosa   Sam 28 Mar - 13:04

Voici la deuxième ma chère !
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MessageSujet: Re: Llanto Serosa   

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Llanto Serosa
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