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 Hiroo Akinori

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Lieutenant 8ème Division
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MessageSujet: Hiroo Akinori   Jeu 19 Nov - 13:11

Présentation


|| Nom : Akinori
|| Prénom : Hiroo
|| Âge : ~ 700 ans
|| Sexe : Masculin
|| Race : Shinigami
|| Allégeance : Soul Society


Hiroo ne possède pas un physique particulièrement détonnant au regard de ceux qu’on peut croiser à la Soul Society. A vrai dire, il passe plutôt facilement innaperçu tant qu’il ne se met pas volontairement en avant. Certes, ses cheveux arborent une couleur aussi blanche que la neige, mais ce n’est pas quelque chose de si exceptionnel chez ses comparses Shinigamis. Il est d’ailleurs plutôt petit, voire minuscule, compte tenu du fait qu’il atteint à peine le mètre soixante : un mètre soixante-trois, pour être exact. Il compense ce semblant de faiblesse par des chaussures à plateforme, le réhaussant de cinq bons centimètres, afin de pouvoir voir au-dessus des épaules de ses camarades. Chose plutôt aisée en général, car ce type est une vraie anguille bondissante. Agile comme pas deux, il a le don pour se faufiler partout en silence, se glissant dans des endroits où, honnêtement, vous n’auriez jamais pensé passer vous-même. Bondissante, parce qu’il sera toujours arrangé pour être à un endroit en hauteur, d’où il surplombe les autres. Simple question pratique, me direz-vous, après tout, quand on est tout petit, il faut prendre de la hauteur pour y voir quelque chose.

Ses yeux, parlons-en tiens. Ils sont bruns, mais possèdent à la lumière de malicieux reflets dorés, comme s’ils étaient faits de millions de paillettes d’or. Ils sont presque cachés derrière une frange désordonnée de cheveux blancs qui lui donnent un air un peu stupide, ce que son sourire niais et son aptitude exceptionnelle au bavardage inutile n’arrangent pas. Sa voix, sans être haut perchée, peut être particulièrement agaçante au demeurant. Son babillage incessant lui donne une allure de grand gamin, et il a par ailleurs toujours l’air un peu débraillé. Son Shihakusho n’est jamais correctement mis, toujours de travers, il n’est jamais présentable et il y a très souvent un morceau de son uniforme qui traine par terre : sa ceinture, qu’il n’arrive jamais à faire tenir correctement autour de sa frêle silhouette. C’est pour cela qu’il n’y accroche pas son Zanpakuto, et qu’il se contente de le tenir dans ses mains où de le poser en équilibre sur une épaule. Et donc de le faire tomber. Ou de le poser sur un meuble et de l’oublier là.

Frêle, voilà bien un mot qui le définirait physiquement parlant. Il est petit, au visage mignon, maigrichon, et n’a aucune force décente. En duel de force, il serait le dernier des derniers, et son maniement du sabre est au mieux disons… aléatoire. Tout juste s’il ne pourrait pas se couper le bras avec son propre Zanpakuto. Il possède en revanche une pression spirituelle plus qu’honorable et une maitrise du Kidô réellement exceptionnelle, compensant ainsi ses faiblesses physiques.


Au premier abord, Hiroo est un jeune homme souriant et aimable, d’une honnêteté franche et au caractère bien trempé. Il éprouve une passion pour lui-même et aime son confort personnel. Il se connait extrèmement bien, et travaille à être toujours honnête avec lui-même. Par conséquent il a tendance à se montrer égoiste, entêté, et pas forcément très agréable à cotoyer. Il est du genre à considérer toutes ses actions comme justes et toutes ses paroles comme véridiques, et supporte mal qu’on le remette en question, surtout de la part d’un inconnu. Par ailleurs son respect de la hiérarchie est au mieux, disons, aléatoire. Discuter les ordres est chez lui quelque chose de naturel, et le nombre de réprimandes sur son compte ne cesse de grandir. Cela ne fait pourtant pas toujours de lui un indésirable, mais l’exemple qu’il donne aux jeunes recrues n’est pas vraiment le bon. Le principal problème étant qu’il n’a aucune envie de revenir sur sa conduite et que par conséquent, la situation n’est pas prête de s’améliorer.

Il peut paraitre détaché, et son insatiable envie de discuter semble confirmer qu’Hiroo est quelqu’un de léger et d’insouciant. Il n’en est rien. Hiroo est plutôt réaliste et a les pieds sur terre. Il est capable de faire face à des situations imprévues et a généralement une bonne façon de résoudre les difficultés. Il est volontaire, actif et plein d’imagination. Loin d’être stupide, il est plutôt malin et débrouillard, même s’il a tendance à pouvoir sacrifier ce qui ne lui semble pas indispensable. De façon assez cruelle, il considèrera sa survie plus importante que la mission qu’il effectue, et s’il est du genre à essayer de limiter les pertes, il ne sera pas celui qui se sacrifie pour les autres, pour autant il fera toujours son possible pour que les plus jeunes et les moins expérimentés s’en sortent. Attention toutefois, ce n’est pas parce qu’il vous laissera mourir à sa place qu’il n’en fera pas des cauchemars pendant des mois. Car en effet, il peut être très émotif, facilement effrayé, ou amusé, et sa curiosité est extrèmement touchante… et parfois mal placée.

Son honnêteté innocente laisse penser qu’il pourrait être plus jeune qu’il ne l’est, alors qu’il éprouve également des besoins et des désirs d’adulte. Il aime transmettre ses connaissances et à tendance à penser à ceux qui vont hériter après lui. Cela s’accorde parfaitement avec son besoin constant d’attention et une peur profonde d’être abandonné. Il aime qu’on compte sur lui, qu’on l’admire et qu’on soit fier de lui. Le simple fait de parler de lui – en bien – suffit à lui donner un sourire éclatant qui ne le quittera pas avant des jours.  Que dire de plus ? Ma foi, comme tout enfant émotif il a la colère et l’amour facile, et il s’attache aussi facilement qu’il hait les gens. Incapable de contrôler ses émotions, il est spontané. Trop spontané. Cela a tendance à lui pourrir la vie, car il a du coup tendance à agir avant de réfléchir, sous le coup de l’émotion, et à s’en mordre les doigts par la suite. Fort heureusement, il possède généralement un bon instinct, une bonne intuition, comme on dirait : « il a du nez » (les moins sympathiques ajouteront : « comme le sale clébard qu’il est »). Et puis, aussi, il possède une chance insolente, qui probablement lui feraient se poser des questions quand à la fidélité de son ou sa partenaire, s’il en avait un(e). C’est d’ailleurs pour lui une bonne qualité pour un soldat : le soldat doit être doué, inventif, débrouillard, connaitre ses faiblesses et être chanceux.

De part son caractère, il lui est assez difficile de conserver des amis très longtemps, d’autant plus que sa réputation n’a pas tendance à jouer en sa faveur, et que son passé continue de le hanter, de le suivre partout, comme un chewing-gum sale reste désespérément collé à votre semelle. Il n’aime pas non plus s’entourer d’une cour stupide et préfèrera avoir un cercle restreint d’amis proches, simple question de préférences. Cependant, une seule entité trouve réellement et complètement grâce à ses yeux : Mamorigami, son Zanpakuto. Il est plus qu’une arme, plus qu’une âme et plus qu’un Zanpakuto ; pour lui, il n’est rien d’autre qu’un sauveur, un ami fidèle, la seule véritable personne sur qui il compte toujours.

Enfin, la nature même de son pouvoir fait de lui un protecteur, un bouclier, et un partenaire de combat plus qu’efficace. En effet, s’il est moyennement utile seul – bien qu’il soit un maitre de Kidô – c’est dans une bataille rangée qu’il trouve son efficacité mortelle, protégeant ses alliés et couvrant leurs arrières, afin qu’ils puissent se battre sans restriction. Ce pouvoir étant par nature relativement inoffensif parvient souvent à duper ses adversaires, et ses alliés qui jusque là, riaient de lui, sont généralement bien plus enclins à coopérer. Ce qui n’est pas pour lui déplaire, loin de là.

Enfin, pour conclure cette partie et donner une image complète d’Hiroo, il faut impérativement parler de son gout pour le sang et la violence. Véritable exutoire, il aime ça, et il l’assume. Il aime faire couler le sang, il aime vaincre son adversaire, il aime le sentir sous ses doigts incapable de résister. Cet intérêt malsain a toujours eu tendance à lui fermer des portes, mais pour autant il refuserait de faire des efforts : il est comme ça, et si on veut de lui, on a plutôt intérêt à l’accepter tel qu’il est, car il ne fera pas de demi-mesure, pour personne, et certainement pas pour quelqu’un qu’il n’estime pas. Autrement dit, méfiez-vous quand même de son sourire et de ses plaisanteries, vous pourriez, éventuellement, le regretter.


Si votre camarade est vaincu, vous devez le voir comme une opportunité. Au lieu de rester debout dans le chemin, vous devriez poignarder l'ennemi dans le dos. Et si l'ennemi est si loin de votre niveau que vous ne pouvez pas le gérer... Alors vous devrez laisser votre camarade mourir. Voici la voie de l'Onmitsukidô. - Soi Fon.

Il y a 700 ans environ, naquit un jeune garçon à la Soul Society. Un jeune garçon qui de nos jours, cracherait probablement sur quiconque lui rappelait quelle était la voie de l'Onmitsukidô. Et pour cause... car Hiroo Fon fut un des héritiers de la famille Fon, et fut élevé de la même manière que tous les autres, ceux qui étaient là avant, ses ancètres, et tous ceux qui naquirent après lui. Destiné à servir dans l’Onmitsukidô depuis sa naissance, et à soutenir la famille Shihōin par sa vie, il fut élevé comme le parfait soldat qu’il aurait dû être. Il ne connut pas grand-chose d’autre autour de leur domaine, et son enfance fut amère et monotone à ses yeux. Il n’était pas difficile d’imaginer à quel point cette existence ne convenait pas à l’enfant qui grandissait, et plus il prenait en âge et en expérience, plus il décevait ceux qui l’entouraient. Sa famille fut la première déçue, car ses résultats étaient au mieux catastrophiques, et ses professeurs allaient de déconvenues en désespérants échecs. Réfractaire à tout exercice qui nécessitait le maniement d’une arme, il se défendait aussi bien qu’un chaton et avait la motivation d’une huitre.

Il n’était pourtant pas un enfant difficile, de prime abord. Plein de bonne volonté, il s’exécutait toujours malgré son inaptitude totale, et on pouvait même dire qu’il s’entrainait plus que les autres, au regard du retard impressionnant qu’il accumulait dans son apprentissage. Mais comment demander à un canard de tenir un couteau ? Il fallait admettre que l’obéissance aveugle aux ordres ne faisait pas tout, et qu’il était tout simplement inapte à servir. Malheureusement, sa bonne volonté s’effrita au fil des ans. Tout d’abord, lorsqu’il perdit l’approbation familiale, et que ses parents, au lieu de l’accabler de reproches, se mirent à se désintéresser simplement de lui, il comprit qu’il était un échec. Il était jeune oui, mais pour autant il n’était pas dénué de sensibilité. Cet abandon progressif fut pour lui quelque chose de plus douloureux encore qu’une nuée de critiques. Ce n’était même plus qu’il n’était pas assez doué pour être traité comme ses frères, ses sœurs et ses cousins, mais c’était juste comme si son existence, dénuée de sens, disparaissait. Bien sûr, au regard de ses capacités restreintes, il était évident qu’un jour où l’autre, il serait exclu de la famille. Mais pas avant qu’il soit en âge de se débrouiller seul : les Fon n’étaient pas non plus des monstres. Pour autant, le rejet et la mise à l’écart étaient de douloureuses leçons. De douloureuses amies qui lui apprirent très tôt que le monde ne serait jamais juste. Sa naissance lui avait d’office offert avantages et inconvénients naturels, des choses contre lesquels ni lui ni personne ne pourrait se battre.

Pour autant, il grandit pour devenir un adolescent amer, insolent, taciturne. Son impolitesse était à la hauteur de sa défiance. Il ne faisait confiance à personne, il n’aimait personne, et il faisait de son mieux pour étudier des choses qui lui plaisaient, dans son coin, en se débrouillant seul. La douleur du rejet fut remplacée par un désir de violence, avec un arrière-gout amer, vague souvenir d’un enfant blessé et abandonné. Comme le voulait la tradition, il passa toutes les épreuves pour intégrer les forces de l’Onmitsukidô, et échoua lamentablement à la plupart des épreuves, n’affichant qu’une excellente prestation en Kidô. Il tenta deux fois de repasser, mais la sentence fut immédiate et terrible : il fut exilé hors de la famille, et il perdit le nom de Fon.
A jamais.

Néanmoins, il n’en perdit pas son envie de vivre. A peine une trentaine d’années avaient suffit pour lui donner gout à la vie, et il n’était pas prêt de la rendre. Il fut adopté par la famille Akinori, qui vivait à l’époque dans de riches quartiers du Rukongai. C’était une maison confortable, et une famille plutôt agréable. Ils espéraient qu’Hiroo Fon, même exclu de sa famille, soit une présence suffisante pour redorer la réputation déclinante de leur nom. Malheureusement Hiroo était loin d’être capable de conserver une bonne conduite, et les années qui suivirent furent un enchainement de déboires, erreurs minimes ou plus grandes, allant de la bagarre de rue à l’incident plus grave. Il lui fallu à peine trente ans de plus pour détruire ce qu’on lui avait offert gracieusement. Trente années pour une âme, à peine une étincelle, brève, dans la vie d’Hiroo. Mais ce fut l’étincelle de trop. Ivre, après une après midi de débauche, il revint à la maison qui l’avait accueilli. Les souvenirs de cette journée sont extrèmement flous dans sa tête, mais il faut savoir que, exacerbé par l’alcool, son désir de violence le conduit à mettre accidentellement feu à la maison où il vivait, et si l’incident ne déplora aucune victime, ils perdirent tout de même tout ce qu’ils possédaient. Il fut arrêté par deux Shinigamis en patrouille. On lui confisqua l’Asauchi qu’il possédait depuis son entrainement pour les forces spéciales, et il passa quelques jours en cellule le temps qu’on décide quoi faire de lui.

Pour ses crimes, il passa dix ans en prison. Et le doyen de la famille Akinori lui interdit de remettre les pieds chez lui. D’une curieuse façon, la mauvaise réputation de la famille s’effaça à mesure qu’il endossait toutes les fautes, et son propre nom fut bientôt honteux et difficile à porter. C’était mérité, bien sûr, au regard de la vie qu’il avait mené jusque là. Mais le sentiment d’injustice était toujours là pour lui rappeler à quel point il se sentait spolié, à quel point il brûlait de faire ses preuves. Il n’y avait pourtant là que le résultat attendu, celui qui arrive quand un enfant abandonné a besoin de reconnaissance. Et ces dix années lui firent prendre conscience qu’il s’y prenait de la mauvaise façon. Certes, on s’occuppait de lui, mais on le regardait avec mépris et dégout, un regard qu’il avait depuis longtemps appris à haïr.

Lorsqu’il sortit de prison, il passa de longs mois à chercher un travail respectable, mais la rumeur avait enflé et enflé, et personne n’avait bien envie de lui confier quoique ce soit. Il s’exila dans les quartiers les plus pauvres du Rukongai, où sa réputation était loin d’être un problème. Faute d’être original, elle avait le mérite de parvenir à lui trouver du travail, notamment dans la protection. Ses aptitudes au Kidô lui ouvraient souvent la voie, bien qu’il ne soit pas sensé l’utiliser à tout va. Il survit ainsi pendant près de cinquante années, amassant assez d’à-côtés pour s’installer confortablement dans cette routine, les pieds dans la saleté, mais l’esprit libre. Cet esprit libre, il le chérit pendant de longues années, jusqu’à-ce qu’un incident lui fasse perdre son patron et son travail. La perte de cet homme, qu’il avait protégé au péril de sa vie et avec lequel il s’était finalement bien plus rapproché qu’il ne l’aurait pensé, lui fit l’effet d’une grande claque en pleine figure. L’émotion et la perte le chamboulèrent suffisamment pour qu’il décide de reprendre sa vie en main et qu’il décide de quitter cet endroit débraillé pour un autre.

Il entra à l’Académie des Shinigamis, accompagné de la jeune femme qui faisait office de secrétaire là où il travaillait avant. Soixante années étaient passées depuis sa condamnation, aussi on considéra la possibilité de lui rendre son Asauchi, bien qu’il passa les premières années de formations sans avoir le droit de le porter en dehors des entrainements spécifiques. Cependant, on se rendit très rapidement compte que son habileté au Kidô rendait superflue cette condition : il aurait bien plus de chances de blesser quelqu’un avec un sort qu’avec son arme. Malheureusement, en ce lieu qui rassemblait toutes les origines, le nom qu’il possédait le rattrappa bientôt, et on l’identifia précisément. Il fut rejetté socialement, et même son amie qui l’avait suivie ici finit par tendre l’oreille à la rumeur grondante et elle l’abandonna. Ce fut difficile de maintenir cette résolution stupide, mais il y parvint. Il n’attaqua personne pendant ses années d’études, et il finit par être capable de libérer son Zanpakuto, Mamorigami. Les capacités qui étaient siennes, uniquement protectrices et curatives, lui valurent d’être rapidement affecté à la 4ème Division, une affectation qu’il accueillit avec… scepticisme. Il commença par refuser, mais on lui fit bien comprendre qu’il était affecté là et que c’était tout, et il dû s’y résoudre.

Malgré ses étonnantes réussites en Kidô, il fut envoyé au plus bas des échelons, et il dû gravir tout ça sans l’aide de personne. N’ayant fait aucune demande, son affectation avait été déduite de ses capacités plus que son caractère, et la sinistre réputation de son nom lui avait définitivement fermé les postes les plus respectables. Il grandit donc en grande partie au sein de cette division de soutien qui était loin de lui convenir. Les brimades incessantes des autres divisions n’arrangèrent pas son humeur dévastatrice, et il reçut de nombreux blâmes pour avoir refusé de faire son devoir d’entretien. Une altercation avec quelques membres de la onzième division fit de lui un bouc émissaire idéal et même sa propre division se mit à le rejeter. Il fut finalement renvoyé de la quatrième division après avoir envoyé deux shinigamis de la onzième, qui l’avaient provoqué, à l’hopital où il était sensé soigner tout ce beau monde. Pour sa peine, il fut affecté à la onzième division pendant deux mois, avant qu’on se rende compte que son aptitude à la violence n’avait d’égal que son inaptitude au maniement du sabre, et qu’il passe plus de temps à l’infirmerie de la quatrième division qu’à l’époque où il était sensé y travailler fut un signe non négligeable de l’échec de la manoeuvre. Il refusa d’être affecté à la deuxième division, car servir un Shihōin après l’échec de son enfance ne lui aurait jamais rendu sa bonne humeur.

Finalement, on l’envoya à la huitième division. Il y passa plusieurs décennies, à faire de son mieux pour se faire oublier. Il combattit et il s’entraina. Peu à peu, la fougue de sa jeunesse s’estompa, et il fut de moins en moins violent. Peut être l’ambiance calme et reposante de cette division y était pour quelque chose. Il abandonna très vite l’idée de se battre avec son Zanpakuto, car honnêtement ses capacités étaient loin d’être suffisantes pour ne pas se blesser lui-même à chaque fois qu’il le dégainait. De façon tout aussi étrange, il sentit que Mamorigami était plus qu’heureux de cette décision, et au lieu de le traiter comme son arme, Hiroo finit par le traiter comme son ami, son seul compagnon qui resterait à ses côtés quoiqu’il décide et quoiqu’il advienne. Il fuyait les entrainements comme la peste, se réfugiant toujours dans un endroit improbable ou isolé pour rester un peu seul avec son Zanpakuto, et il passa des heures à méditer, toutes les semaines. Son affinité avec le Kidô s’accentua encore, et il passa très rapidement maitre dans son utilisation. Enfin reconnue, sa force fut mise à contribution, et on l’envoya superviser certains entrainements et même donner des cours aux plus jeunes recrues. Il découvrit là un pan improbable de sa personnalité : il adorait parler. Le son de sa voix lui paraissait merveilleux à écouter, et son travail d’explications interminables le satisfaisait au plus haut point. Ce fut à cette époque qu’il cessa de grandir et – apparemment – de vieillir. Conscient qu’un jour tout ceci s’arrêterait, il continua à profiter de la vie. A cette époque également, il atteint un seuil de reatsu assez impressionnant, et son Zanpakuto atteint une taille respectable, un peu trop peut être, car sa maladresse était d’autant plus dangereuse. Fort heureusement, la lame du sabre passait le plus clair de son temps dans son fourreau, et il n’avait d’ailleurs toujours pas remis les pieds aux entrainements, malgré les invectives de son Capitaine. Il atteint cependant avec une certaine aisance le rang de sixième, puis quatrième siège. Après toutes ces décennies de bons et loyaux services, sa réputation au sein de sa division s’était finalement tue, et on l’avait enfin vu pour ce qu’il était : un sale gosse au babil inarrétable, mais plein de bonne volonté. Cela n’empêchait pas certains de le regarder toujours de travers – et il ne faisait pas vraiment d’efforts pour leur donner tord – notamment à la onzième et sixième division, dont l’amour pour les lois faisait de lui une cible toute parfaite, compte tenu de son don impressionnant pour les contourner.

Ce fut à cette époque qu’il redoubla d’efforts pour obtenir, en secret, le Bankai. Il n’y avait pas entre eux une relation propice aux affrontements interminables, mais Mamorigami restait étonnament énigmatique. Il ne tarissait pas d’éloge sur son petit protégé Hiroo, qu’il persistait à appeler Hiroo Fon juste pour embêter le Shinigami. Mamorigami n’était qu’un gamin espiègle qui adorait faire des blagues et qui parlait à peu près autant que son porteur. Pour autant quand la situation l’exigeait, il était loin de faire son difficile et se lançait corps et âme dans la bataille. Enfin, façon de parler. Mais son Zanpakuto restait fermé et catégorique sur ce point : il ne lui montrerait la voie du Bankai qu’à l’unique condition qu’il ne se mente plus à lui-même et qu’il affronte et assume enfin ce qu’il était. Ce fut alors un entrainement de patience et d’honnêteté qui lui firent découvrir des recoins sous-estimés de sa personnalité. Il apprit à se connaitre et à s’aimer, non pas par ce qu’il désirait, mais par ce qu’il était. Et il était énormément de choses. Il était un gamin stupide et entêté, bavard et agaçant. Il était un Shinigami doué en Kido et pitoyable avec un katana, mais qui pour autant éprouvait un certain gout prononcé pour la violence et le sang. Il était l’héritier désavoué des Fon et le rebut qu’on avait exclu de toute famille. Il était un type qui voulait être reconnu et aimé, et pourquoi pas fonder une famille. Enfin, il était un homme qui pensait avoir toujours raison, et qui considérait toutes ses actions comme justes. Quelles qu’elles soient.

Mais cette époque où il s’entrainait fut aussi une époque de chaos à la Soul Society. La trahison d’un Capitaine se faisant passer pour mort pendant une invasion de Ryôka indésirés, une alliance sordide entre traitres et Hueco Mundo, la grande guerre contre Aizen, puis l’attaque des Quincys… Tous ces évènements avaient été si soudains et si brutaux qu’il en avait complètement perdu le fil. Il les avait vu passer sous ses yeux, il avait combattu lorsqu’il fallait combattre, mais il ne comprenait pas plus de choses. Il ne comprenait pas comment il avait survécu ni pourquoi, et surtout, il ne comprenait pas comment les choses avaient pu se dérouler si vite, au vu et au su de tous, sans que l’organisation interne de la Soul Society n’implose. Pour la première fois depuis sa naissance, la Soul Society avait été vaincue, et c’était quelque chose qui l’avait profondément terrifié. Pour autant, il avait décidé de se battre encore, toujours plus.

Au fond de la caverne où il s’entrainait depuis près d’une centaine d’année, Hiroo se concentrait. Son reatsu vibrait tout autour de lui, et ses yeux ornés de milliers de paillettes dorées brillaient comme jamais. Il inspira calmement, et déclara d’une voix claire :

« Bankai, Ten no Hogo, Mamorigami ! »



Test RP :

Raconte-nous en détail ton entraînement au Bankai. Mais du point de vu de ton Zanpakutô ! Comment celui-ci a-t-il réagi à tes appels incessants, à son invocation forcé ? Qu'a-t-il voulu tester en toi ? Quelle épreuve a-t-il mis au point pour te révéler à toi-même et comment a-t-il décidé que tu avais réussi (si tu as) ?

Qu’est-ce qu’il voulait encore, ce gosse ? Voilà plusieurs jours qu’il s’entêtait à l’appeler. Qu’est-ce qui lui passait encore dans la tête, comme idée stupide ? Il ne pouvait pas le laisser en paix cinq minutes ? Il était bien ici, lui. Tout était si clair…
… ou pas. C’était quoi encore ce bordel ? Sa maison était complètement sans dessus-dessous. Le ciel d’ordinaire si lumineux se couvrait de nuages, autour de lui, le sol lisse se striait de rouge, là où il aurait dû être immaculé. Les colonnes qui soutenaient la coupole de verre se fissuraient, comme si elles étaient prêtes à s’effondrer. Et là se tenait le jeune garçon qui s’émerveillait et s’affolait à la fois, de voir son monde se modifier ainsi à chaque fois qu’il se passait quelque chose dehors. Il avança, pieds nus, le long des colonnes, laissant le tissu blanc qui recouvrait ses jambes voleter dans tous les sens. Sa peau pale ne dénotait pas dans cette ambiance étrange, et ses cheveux dorés brillaient légèrement. Ils auraient probablement eux aussi étés indisciplinés, si deux fines auréoles ne venaient pas les plaquer autour de son crâne. Le jeune garçon fronçait les sourcils. Quelque chose dehors était en train de mal tourner. Il grimpa les marches au fond du hall où il se trouvait, le bâtiment formait son palais personnel. Le plafond était de verre, le sol était lisse et froid, et son trône était là, bien au fond, comme sculpté à même le sol et décoré d’argent. Il était chez lui.

Il posa ses doigts sur le dossier du siège et s’y installa, passant les jambes avec agilité au-dessus de l’accoudoir, et il appuya le front contre cette matière froide et lisse, comme s’il pouvait y insuffler de la chaleur.

Que se passe-t-il ? Répond-moi… ici tout est en train de se fissurer…

« Hiroo ! » cria-t-il soudainement, alors qu’il ressentait comme un étrange serrement dans le cœur.

Il se redressa et se plongea dans les souvenirs de son protégé. Le ciel fut alors comme éteint, comme si toute la lumière s’était effacée. Inquiet, le garçon s’agenouilla sur le sol et médita pour comprendre ce qui se passait. Sa lumière disparaissait : Hiroo était sûrement inconscient. Alors, le temps s’effaça et commença une interminable attente. Il l’appelait encore. Même dans son sommeil forcé, il entendait sa voix qui essayait de le faire venir. Mais non, il refusait de se plier à ses règles à lui. Et quand bien même cet idiot insisterait. Il tenait trop à lui pour le laisser se mettre encore en danger. Il avait d’abord besoin d’ouvrir les yeux.

Enfin, la lumière revint. Il n’eut pas longtemps à attendre avant de percevoir les pensées claires de son protégé, qui venait l’entretenir de ce qui s’était passé :

« Mamorigami… »

Il apparut tranquillement au centre de son palais, et le jeune et facétieux Zanpakuto bondit rapidement jusqu’à son trône, où il siégea sans aucune gêne. Il croisa les jambes, et son pied gauche, dont la cheville portait un anneau argenté, se dirigea vers l’insolent qui avait osé revenir le voir après ce fiasco.

« Tu n’es qu’un idiot, Hiroo.
- Je sais, je sais.
- Que s’est-il passé encore ?
- Une mission, très cher, je n’ai pas le loisir de pavaner oisivement dans un palais toute la journée, moi. »

Ils sourirent tous deux, et ils purent discuter à bâtons rompus, et enfin, le sujet vint sur le tapis.

« Mamorigami, pourquoi refuses-tu d’apparaitre dans mon monde ? Tu sais très bien que je n’ai pas le cœur de t’y forcer… »

Le silence accueillit ses paroles, alors que l’esprit réfléchissait. Il était difficile pour lui d’exprimer ces raisons. Pour lui, cela allait de soi. Il sourit doucement, chaleureusement.

« Je n’en ai pas envie. Tu n’es pas prêt.
- Je suis prêt ! Je suis fort, je suis habile ! Je maitrise déjà notre pouvoir ! »

L’esprit du Zanpakuto se redressa alors, agacé.

« Tu n’es pas prêt, c’est tout ! Va-t’en ! »

Et il le renvoya abruptement dans le monde réel, se retrouvant seul dans son immense palais. Sa frustration grandissait à mesure qu’il s’opposait à son manieur. Ce n’était pas pour lui un procédé naturel, mais il était certain qu’Hiroo n’était pas prêt. Il ne se l’expliquait pas encore. Il manquait quelque chose. Il savait cependant que le sale gosse n’allait pas s’arrêter là. Il était têtu. Et cela ne manqua pas : même pas trois jours après cet évènement, alors que son monde reprenait peu à peu sa perfection, il se sentit tiré vers le monde réel. D’abord, il résista à l’appel. Puis il céda, plus par fatigue que par réelle volonté.
Il se matérialisa à côté de son manieur, debout dans une espèce de caverne creusée dans la falaise. Le sol était poussiéreux, les murs jaunis et sombres. Il grimaça de dégout alors que ses pieds nus foulaient la terre.

« J’espère que tu as une bonne raison de venir me faire piétiner cette saleté… »

Hiroo sourit, espiègle. Mamorigami fronça les sourcils.

« Tu n’es qu’un enfant. »

Pourquoi, pourquoi donc est-ce qu’il s’entêtait comme ça ?

« Apprend-moi le Bankai. Mamorigami, s’il te plait…
- Pourquoi ? Pourquoi te ferais-je cette faveur ?
- Parce que j’ai besoin de ce pouvoir ! Pour être plus fort, pour pouvoir me battre !
- Tu n’es qu’un idiot, Hiroo. Je ne t’apprendrai rien. »

Il voulut se dématérialiser, rentrer chez lui, dans son monde. Mais Hiroo l’appela :

« Attends, ne pars pas !
- Quoi ?
- Que dois-je faire pour que tu acceptes ? »

Le Zanpakuto soupira. Il s’immobilisa, observant autour de lui. Il pinça les lèvres. Il trépigna sur le sol. Il se sentait sale, et il n’aimait pas cet endroit.

« Regarde cette caverne. Tu t’y réfugies pour y être seul et tu t’y sens protégé, mais la moindre fissure pourrait tout faire s’effondrer. Ton refuge est aussi fragile que ton cœur, aussi fragile que ton âme. Alors tu n’es pas prêt. »

Et il disparut. Il alla rincer ses pieds, plus pour le symbole que le reste, dans le petit lac qui était non loin du palais. Il alla ensuite profiter de l’air frais en s’asseyant sur le dôme de verre… et il se reposa là.

Combien de temps s’écoula-t-il avant qu’Hiroo ne refasse appel à lui ? Impossible à dire. Néanmoins, il répondit à l’appel, non pas en allant le voir, mais en le laissant pénétrer son espace. Avachi mollement dans les bras de son trône, il l’observa avec… négligence.

« Qu’y a-t-il ? Tu as enfin abandonné cette folie et tu viens me l’avouer ?
- Non. »

Ils s’observèrent en silence, et le Zanpakuto se redressa pour venir le voir. Il s’approcha du Shinigami qui s’était agenouillé au milieu de son palais, et il posa une main sur le haut de sa tête.

« Je m’inquiètes pour toi. Tu n’es qu’un sale gosse inconscient.
- Vraiment ? Et toi alors ? Tu n’es qu’un sale gosse entêté ! »

Mamorigami lui colla une pichenette à l’arrière du crâne, et ils se chamaillèrent jusqu’à-ce qu’ils tombent tous deux, fatigués de se battre, côte à côte.

« Ne sois pas idiot, Mamorigami… s’il te plait, enseigne moi le Bankai. »

Mamorigami lui tourna le dos.

« C’est encore pour ça que tu viens me voir ? Où est passé le plaisir de nos rencontres ?
- Je suis toujours content de te voir.
- Menteur… tu n’es qu’un menteur, Hiroo. Tu me mens, tu te mens, et tu crois dur comme fer à tes mensonges. Comment espères-tu te protéger et protéger ce qui est important, si ton cœur est faible et fragile ? »

Il se redressa rapidement et marcha dans son palais, en faisant des va-et-vient dans le silence. Puis enfin, Hiroo s’exprima :

« Je ne comprends pas. N’étais-je pas assez fort pour apprendre le Shikai ? Ne m’as-tu pas fais confiance en me donnant ton nom ? »

Si, il lui avait fait confiance. Et il lui faisait toujours confiance : un jour il y arriverait. Un jour il serait prêt. Mais pas maintenant…

« C’est différent… Il n’est pas question de la confiance que je te porte. C’est toi. Tu ne peux pas te faire confiance si tu continues à te mentir. Pourquoi apprendre le Bankai ? Pourquoi en aurais-tu besoin ? Quels sont tes buts, à quoi aspires-tu ? Si tu es incapable de répondre honnêtement à mes questions, sans voile et sans hésitations, alors tu n’es pas prêt. Es-tu prêt ?
- … non. »

Les yeux de Mamorigami brillèrent alors, et il sut que son protégé avait compris. Qu’il allait s’améliorer. Et qu’un jour, il serait prêt. Il sut qu’il avait raison, et il s’apprêta à s’en vanter, quand Hiroo inclina la tête.

« Je reviendrai. »

Il regarda sa présence s’échapper, et il tournoya brièvement dans son palais de solitude, le cœur serré. L’oisillon qu’il avait formé allait un jour prendre son envol, et il l’oublierait. Il en était certain. Pendant un temps infiniment long, il ne l’appela plus. Il se contentait de méditer, seul, et de s’entrainer, seul. La solitude pesait sur l’âme du Zanpakuto. Il commença à regretter, à piétiner dans son univers à lui, à tourner en rond. Il passait des heures à discuter avec le crâne qu’il avait décroché du haut de son trône, et qu’il avait posé au sol au milieu de son palais. Puis un jour, le crâne se fendit. La pièce trembla. Le ciel se couvrit de nuages et la lumière devint rouge. L’horizon était flou. Puis il se mit à pleuvoir. Il regarda, affolé, son monde s’effondrer. La tristesse lui poignarda le cœur, et la douleur fit écho à la désolation de son monde. Le plafond trembla, puis la coupole de verre se brisa en mille morceaux. Et il pleura, il pleura des larmes de sang.

« Arrête ça, Hiroo ! »

Hiroo, réponds-moi ! Cesse de te torturer, reprends confiance ! S’il te plait, n’abandonne pas ! Bats-toi ! Laisse-moi te protéger !

La lumière disparut.

Elle n’était pas encore revenue quand il sentit un appel et qu’il se laissa tirer hors de son monde désolé. Il apparut devant Hiroo. Il était dans une pièce avec une petite fenêtre, qui sentait le sang. Qui sentait la mort. Il s’assit au bord du lit où Hiroo gisait, inconscient. Il passa ses doigts le long du bandage qui barrait son torse, sans appuyer dessus pour ne pas réveiller une douleur qui l’atteindrait également. Il inspira calmement, et il attendit là qu’Hiroo se réveille. Quand une infirmière entra dans la salle pour changer ses pansements, elle ne lui adressa aucune parole et il se contenta de l’observer avec exigence.

« Tu n’es qu’un idiot… » Murmura-t-il quand elle fut partie.

Une chaleur se réveilla dans sa poitrine, alors que la forme sous les bandages remuait doucement et papillonnait des yeux. Mamorigami se redressa, et les larmes coulèrent d’autant plus sur ses joues pales et fatiguées.

« C’est toi l’idiot… » Lui répondit Hiroo à mi-voix.

Et ils dormirent côte à côte, plus proches qu’ils ne l’avaient jamais été.

Il lui fallut des semaines pour s’en remettre, et d’autres encore pour réussir à lui expliquer les évènements qui étaient si effrayants qu’ils paraissaient irréels. Ils reconstruirent ensemble, petit à petit, le palais de Mamorigami, et ils reprirent leurs jeux idiots, leurs courses-poursuites sans conséquence, ils reprirent gout à l’insouciance. Puis le sujet revint un jour sur le tapis, comme une bombe lâchée au milieu du silence :

« Apprends-moi le Bankai, Mamorigami. Tu réponds à mes appels à chaque fois que j’ai besoin de te parler… »

Le Zanpakuto s’appuya contre son épaule, et le serra dans ses bras, yeux fermés.

« Tu n’es pas encore prêt. »

Il rouvrit les yeux.

« Mais tu progresses. »

Plusieurs fois par semaine, ils se retrouvaient alors dans la caverne toute sale, où Hiroo avait fini par installer un tapis pour Mamorigami, qui ne rechignait plus à venir s’y installer. Chaque fois, Hiroo lui racontait ce qu’il avait fait, et ils parlaient, pendant des heures, jusqu’à-ce que l’un des deux en ait marre et décide d’y mettre fin. Il lui faisait part de ses angoisses, de ses désirs, et chaque fois, Mamorigami était plus insistant, plus vicieux même dans les questions qu’il lui posait. Il voulait qu’il voie qui il était, qui ils étaient, et qu’il soit toujours sûr de lui. Il banissait toutes les hésitations, il voulait qu’Hiroo lui parle toujours à cœur ouvert, juste pour lui s’il le fallait, mais qu’il ne lui cache jamais rien. Et le dernier soir vint, après tant et tant de discussions.

« Enseigne-moi le Bankai maintenant. Mamorigami, je veux que tu me l’enseignes.
- Pourquoi ?
- Pour me battre, pour vivre, pour que je sois plus fort. Je veux qu’on me reconnaisse, qu’on voie ma puissance. Je veux aller plus loin, je veux survivre ! Je refuse de voir ma vie en danger une nouvelle fois. Je refuse de mourir Mamorigami, et je ferais tout pour vivre s’il le faut. Et pour ça j’ai besoin de plus de pouvoir. Et ce pouvoir je suis prêt à le maitriser aujourd’hui, et tu le sais.
- Est-ce tout ?
- Enseigne-moi. Parce que j’en ai envie plus que tout. Je ne veux plus revivre ce qui s’est passé. La Soul Society a failli disparaitre, je refuse que cela arrive. »

Le Zanpakuto se redressa, et il s’étira un peu, avant de prendre un air très hautain.

« Et si notre pouvoir ne te permet pas de tuer quoique ce soit ? »

Il observa le Shinigami, plus inquisiteur que jamais, et il n’y vit aucune hésitation.

« Si je ne tue rien, je protègerais quand même ma vie et mon monde. »

Un silence.

« Et si tu as envie de faire couler le sang ? »

Deux sourires.

« Alors j’irais au front, et si je ne tranche rien avec mon sabre, j’arracherais leurs entrailles avec les dents s’il le faut. »

Il était prêt.


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MessageSujet: Re: Hiroo Akinori   Mer 25 Nov - 20:10

Bien, bien, bien. Puisque monsieur veut le Bankai, voici un petit test RP :

Raconte nous en détail ton entraînement au Bankai. Mais du point de vu de ton Zanpakutô ! Comment celui-ci a-t-il réagi a tes appels incessants, à son invocation forcé ? Qu'a-t-il voulu tester en toi ? Quelle épreuve a-t-il mis au point pour te révéler à toi-même et comment a-t-il décidé que tu avais réussi (si tu as) ?
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MessageSujet: Re: Hiroo Akinori   Sam 28 Nov - 19:19

Et voilà, présentation & test RP terminés ! ♥

A vous, messieurs les jurés :'D

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MessageSujet: Re: Hiroo Akinori   Dim 29 Nov - 16:23

A ton tour maintenant ! Niark, niark, niark !

Bon évidemment, pas grand chose à dire, hein. J'ai vu quelques fautes d'orthographe (sacrilège !), mais rien de bien méchant, longueur plus que correcte, respect du contexte et originalité. Ton test RP m'a bien plu, malgré l'absence d'un violent combat à mort u_u En même temps ça aurait été bien plus étrange, ta manière de répondre au test est nettement plus logique et agréable à lire, surtout la fin.

Je pense qu'on peut partir sur un niveau 67, Lieutenant de la 8ème Division (avec Bankai !)
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MessageSujet: Re: Hiroo Akinori   Dim 29 Nov - 23:13

Je vais être bref étant sur le mobile et l'ergonomie étant pas optimale. C'est du très bon travail pour moi, le style comme la structure sont parfaits et il me semble évident que ta présentation vaut beaucoup plus qu'un niveau 67. C'est juste excellemment bien écrit, mais en cohérence avec ton poste au sein du Gotei 13, je m'aligne sur mon cher Kazu. Lieutenant lvl 67 validé !
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MessageSujet: Re: Hiroo Akinori   

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