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 Perplexe Solitude

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MessageSujet: Perplexe Solitude   Mer 21 Oct - 13:40

« feat Seveiro Espejismo»

Perplexe Solitude

Depuis quelques temps déjà, les Sinners avaient changé la face du monde, et surtout les manières de penser entre les Shinigamis et les Hollows. Eux qui n'avaient fait que se taper dessus depuis des millénaires s'étaient alliés contre le nouvel ennemi montant. Seulement, les deux camps n'étaient pas spécialement en conflit en ce moment, ce qui rendait l'ambiance à Las Noches pour le moins lourde d'ennuis. Même si la Segunda avait un penchant pour le combat, elle ne refusait pas un instant de répit. Le problème étant que cela faisait déjà trop longtemps qu'elle restait assise sur cette chaise solitaire, meublant seule la grande pièce dans laquelle elle était entreposée. L'Arrancar avait les yeux clos et les jambes et les bras croisés, mais quand elle soupira, ses paupières se craquelèrent comme un sol sec devenant plus aride que le soleil en été. Elle les ouvrit, puis sa mine sombre malgré la clarté de son visage redevint reine quand elle se leva. Elle fit quelques pas, puis quand elle fut arrivée au milieu de la pièce, elle ouvrit le Garganta sans aucune forme de respect, puis s'y engouffra.

Le portail s'ouvrit alors en plein ciel de la ville de Karakura. Cette ville était devenue la capitale des affaires entre les différentes races, et cela depuis que le Shinigami Daiko y été revenu après son passage à la Soul Society, il y a de cela un petit nombre d'années. Averia prit place sur un trottoir qui courrait vers la périphérie de la cité, puis le suivit sans montrer grande joie. Les mains dans les poches, ses yeux turquoises observant les moindres mouvants autour d'elle, la Segunda réalisait chaque fois qu'elle descendait sur Terre que son monde avait changé. Jamais elle n'aurait imaginé voir des blocs de béton hauts comme des montagnes meubler les villes médiévales qu'elle avait connu en Suède, il y a des siècles de cela. Ceci dit, elle préférait savoir que l'ère des rois avait fait son temps, dans certains pays. Elle se demandait quand est-ce que les suédois décideraient de se défaire de la monarchie.

Le temps passait, et Averia avait fait de nombreux détours. Elle fixait maintenant le coucher de soleil se refléter dans les eaux du fleuve, en contre-bas de la route. Elle ne dégageait que de la froideur, son visage ne laissait rien paraître. La Segunda était ce qui se rapprochait le plus de la statue, à ce moment là : Elle ne bougeait pas d'un cil. Seul le vent avait le pouvoir sur ses cheveux qui flottaient doucement. C'est comme si le temps voulait s'arrêter. Cependant, un bruit sur sa droite attira son attention. Méfiante de nature, l'Arrancar s'approcha en silence, le bras droit devant son visage, en posture défensive. Quand elle arriva en bordure du pont, un peu plus haut, elle fut prise au dépourvue. Son bras retomba le long de son corps tout seul, et les traits de son visages passèrent du doute à la perplexité. Elle avait reconnu le Diez de l'Espada, Saveiro Espejismo. Elle était plus surprise de voir ce qu'il faisait que de le voir, lui, celui qui manquait à l'appel au Hueco Mondo depuis plusieurs temps déjà.  

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Decima Espada
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MessageSujet: Re: Perplexe Solitude   Sam 24 Oct - 16:52



Solitude Perplexe





Saveiro avait décidé de se rendre utile là où il le pouvait encore, ce qui n’était pas chose aisée. Se jugeant très sévèrement il se croyait en grande partit responsable de l’échec de la diplomatie avec les shinigami et n’avait pas pu faire honneur au statu d’Espada lui ayant été donné. Par conséquent le Decima s’était exilé tout seul ayant trop honte pour revenir voir ses pairs et assumer cet échec. Il se sentait lamentable depuis qu’il s’était confronté à la véritable puissance de ce qu’était censé être un arrancar, ne se sentant plus guère qu’une parodie idiote d’Espada, même pas capable de mener à bien une négociation. Saveiro était devenu tellement pessimiste qu’il pensait que tout le monde le verrait ainsi et que le mieux serait qu’il parte afin de ne pas faire honte au cercle des dix histoire de ne pas se faire virer devant tout le monde.

Ainsi, Saveiro faisait ce qu’il savait faire de mieux : observer discrètement. Observer les shinigami déjà, pour mieux les comprendre, et observer les Pécheurs pour tenter de discerner une stratégie dans leur action. Malheureusement, à part tuer tout ce qui bouge, l’arrancar n’avait toujours pas bien comprit ce qui les motivait. Même les humains on ne peut plus normaux avaient fini par comprendre qu’il se passait à Karakura quelque chose d’effroyable et désertaient de plus en plus la ville, pensant surement qu’une expérience militaire ou scientifique avait mal tourné, à moins que ce ne soit une invasion d’extraterrestres. Se baladant parmi des immeubles en mauvais état dû à des affrontements, Saveiro se faisait oublier en diminuant son reiatsu autant que possible. Et puis il entendit des pleurs enfantins dans les décombres. Au début il pensa qu’un humain finirait bien par venir récupérer leur progéniture mais personne ne venait.

Comme au bout de cinq minutes aucun être vivant n’était en vu, Saveiro grimaça et alla voir ce qui se passait, s’aventurant parmi les gravats et les poutres sans difficulté : ce n’était certes pas l’arrancar le plus puissant mais tout de même, il pouvait quand même déplacer, détruire ou gravir de simples obstacles matériels. Une fois sur place, se laissant guider par le son, il trouva un bébé dans un landau, miraculeusement épargné par la chute de la pièce. Maudissant son sentimentalisme, le Decima prit le nourrisson poussiéreux dans ses bras et chercha dans les décombres des draps et trouva un biberon presque vide. Il avait vu quelques mamans humaines dans le monde des vivants alors il savait heureusement à quoi cela servait. Néanmoins, il ne pensa pas aux couches – il ne faut pas trop lui en demander non plus.

Il sortit de là avec son petit « paquet » pleurant un peu moins. Saveiro regarda le bébé. Il ne s’en souvenait plus mais de son vivant il avait eu un frère et une sœur décédés très tôt, aussi cela lui faisait il remonté un vague sentiment de tristesse et surtout l’envie de protéger l’enfant aux yeux bridés et aux cheveux noirs. Il n’avait jamais été père, seulement un grand frère. Le Decima ne savait pas trop si sa « trouvaille » pouvait le voir, parfois il lui semblait que oui un peu, mais rien était moins sur. Ne pouvant pas le garder, l’individu aux yeux vairons se mit en quête d’humains lui paraissant assez digne de confiance pour leur refourguer la petite créature.

Ne pouvant pas utilisé le sonido – il doutait qu’un bébé supporte ce mode de déplacement – il marchait simplement. Soudain il sentit une odeur désagréable émanant du nourrisson. Saveiro regarda la rivière au loin. Il allait aller le laver, cela sentait vraiment mauvais. Le Decima sortit le bébé des draps et commença de le tremper dans l’eau maladroitement une fois arrivé près d’un pont, ce qui n’était pas forcément au goût de celui-ci qui pleura de mécontentement. Saveiro grommela :

- Calmes toi, ce n’est pas pratique.

Soudain un mouvement à sa gauche lui fit relever la tête. Il eut peur de voir jaillir un ennemi mais ce n’était « que » la seconda. Saveiro lui fit des yeux ronds de surprise, légèrement prit sur le fait d’un comportement assez éloigné de ce qu’on attendait d’un Espada, puis se racla la gorge :

- Je peux tout expliquer.

Le Decima connaissait mal sa congénère et ignorait comment celle-ci prendrait son étrangeté. Peut-être allait elle se moquer ?


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MessageSujet: Re: Perplexe Solitude   Jeu 29 Oct - 15:21

« feat Seveiro Espejismo»

Perplexe Solitude

Au loin, les sirènes de polices hurlaient d'un commun accord avec la population. La Segunda les entendait, comme si ses sens de chasseuse de l'avaient jamais quittée, et elle détourna quelques secondes son regard du Decima pour observer rapidement la situation critique qui se déroulait par delà le fleuve. Un immeuble était en ruines, même plusieurs. Leurs chutes avaient probablement entraîné avec elles plusieurs habitations, et ainsi de suite. La réaction en chaîne avait fait s'écrouler une bonne partie du quartier, et un l'événement avait rameuté les curieux, en plus des concernés, ceux qui avaient tout perdu, et bien sur, les pompiers. Averia n'était pas du genre à sortir de ses gonds, surtout lorsque des humains étaient concernés, mais un brin de colère effleura son esprit : elle haïssait les Sinners, et tout ce dont ils se rendaient responsable, et cela y compris. Soudainement, elle avait envie d'aller massacrer ces êtres impies, et son visage se crispa. Ses muscles se relâchèrent, mais l'Arrancar n'en restait pas moins sous l'influence de sa fureur, et il était difficile pour elle de s'en extirper. La tête penchée vers sa droite, elle se rappela qu'elle était en présence de Saveiro, alors elle reporta son attention sur lui, mais son visage dur ne la quittait pas.

Alors qu'elle lui faisait face, le Decima la regardait avec des yeux ronds. Il lui donnait l'impression d'un gamin venant d'être prit sur le fait, et elle n'était pas si loin de la vérité, après tout. La main de Seveiro se déplaça jusqu'à sa gorge, qu'il racla en disant sur un air sur de lui
"Je peux tout expliquer."
Même voir le paquet qu'il tenait dans ses bras pour la deuxième fois la dérangeait quelque peu, après tout, qui s'attendait à voir un membre de l'Espada avec un bébé à charge ? Sans s'en rendre compte, Averia leva un sourcil, et la colère qui se peignait sur sa tête coula pour laisser place à un rictus amusé. Un rire, vrai mais court, lui échappa, et elle cru un instant que le petit être qui accompagnait le Decima pouvait la voir, puisqu'il répondit à son humeur en rien aux éclats. Elle passa outre cette session pour se rapprocher du duo.
"Je crois avoir déjà fait le rapprochement..." dit-elle en montrant d'un signe de tête la pagaille environnante. Saveiro avait du entendre les pleurs de l'humain et avait du se résoudre à le sauver. Averia fronça légèrement les sourcils. Je n'en n'aurait surement pas fait autant, s'était-elle dit, mais pouvait-elle réellement le savoir, puisqu'elle n'avait pas été confrontée au fait. Parfois, elle se demandait s'il restait une part d'humanité en elle, et un de ces moments se déroulaient actuellement.

La Segunda analysa la petite chose qui remuait courageusement. Il est vrai que perdre une telle énergie serait un gâchis pour l'espèce humaine. L'espèce humaine.. Cette expression raisonnait comme étrangère dans l'esprit d'Averia, puisqu'elle l'avait été, il y bien, bien longtemps. Les bras croisés, elle demanda sérieusement au Decima ce qu'il comptait bien en faire, maintenant qu'il s'était embourbé dans un terrain qui n'était pas le sien. Car la jeune femme était quasi sûre -facilement à 99%- que le Hueco Mondo, ou encore Las Noches, n'était pas un endroit assez convivial pour y élever un gosse, surtout que faire cela était la réfection dans un miroir d'une souris au milieu d'une fosse à serpents. Car, derrière le visage enduit de gentillesse de Saveiro, il y a un Hollow, et tout Hollow qui se respect n’éprouve qu'un gargouillement d'estomac lorsqu'il se retrouve en face d'un humain. Quand bien même l'Espada décidait (et ça étonnerait le plus grand nombre, Averia la première) de le laisser en vie, la faune du Désert Blanc se chargerait de son cas. Comme pour changer de sujet, l'Arrancar aux cheveux roses plongea son regard dans celui du bébé, qui le lui rendit.
"Parfois, j'ai l'impression que je suis vue plus de fois que je ne devrais l'être... Pas toi ? ", demanda t-elle, sans lâcher les perles bleues de l'enfant, à l'attention de son partenaire.



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Oui je sais, il s'est fait attendre celui-ci !
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MessageSujet: Re: Perplexe Solitude   Mar 3 Nov - 17:40



Solitude Perplexe





Tout va bien, tout va bien, il était juste pris en délit de… comment appelé ça, il n’y avait pas de terme… « de gentillesse » ? De pitié ? Saveiro ne savait pas trop comment décrire cette incongruité, la gentillesse était censée être quelque chose de positif de base. Et puis zut ! Après tout le Decima était bizarre et ce n’était pas pire que faire des madeleines non ? Si ? Cela dépendait du point de vue et il décida qu’il n’en avait rien à faire. Une fois le jeune être lavé sommairement, il le remis dans les draps pour qu’il n’attrape pas froid et se contenta de le tenir de manière à ce qu’il puisse voir la Segunda, en faisant attention de ne pas le casser. Quand elle lui demanda ce qu’il comptait faire, il répondit :

- Et bien, je pensais trouver un humain et lui passer le bébé avec un mot. Je ne compte pas me balader avec nous n’avons pas ce qu’il faut que ce soit au niveau matériel et en connaissances…

D’autre part cela serait légèrement la honte ! Et sacrément dangereux. Pour plusieurs raisons : il avait beau avoir eu pitié du bébé, ce n’était pas pour autant qu’il saurait s’en occupé, l’arrancar risquerait de faire quelque chose d’inapproprié et de tuer l’enfant sans faire exprès ce qui serait particulièrement… triste. Difficile de se cacher que l’arrancar culpabiliserait si un accident se produisait. De plus avec les ennemis se baladant, il n’était pas sûr de pouvoir le protéger comme il le voudrait : il ne se leurrait pas, Saveiro faisait un gardien inefficace.

Il regarda au loin la ville que désignait sa congénère, pinçant légèrement ses lèvres de mécontentement. Soit l’arrancar n’était pas le plus expressif, mais cela détonnait d’une colère sous-jacente envers les Pécheurs, qu’il n’aimait vraiment pas. A côté, les shinigami passaient pour des petits rigolos sympathiques. Au moins eux avaient un but, discutable certes, mais un but, et ils faisaient un peu attention à l’environnement. Même les arrancar au temps d’Aizen n’avaient pas autant détruit la ville ! Sa camarade attira son attention, sans cessé de regarder sa trouvaille :

"Parfois, j'ai l'impression que je suis vue plus de fois que je ne devrais l'être... Pas toi ? "

Saveiro ne put qu’approuver :

- Surtout à Karakura. J’ai l’impression que les humains ont beaucoup de potentiel ici. Même le petit du coup.

Ce lieu semblait le carrefour de toutes les entités spirituels, à son plus grand malheur visiblement vu son état actuel. Même si le bébé semblait apprécier Averia, Saveiro rechignait à le lui confier. Il ne vouait guère une confiance absolue dans les décisions de la rose, et ne savait pas ce qu’elle pourrait en faire une fois l’avoir dans les bras. De plus, Saveiro pensait que la majorité des Espada étaient tellement fort qu’ils risqueraient de casser un os par pur maladresse. Alors remettre une si petite créature fragile à une si grande puissance… Ce n’était pas question. Et puis elle n’avait rien demandé. Une chose l’interpela tout de même, lui faisant poser cette question avec une touche d’espoir dans la voix – qu’il regretta d’ailleurs :

- Vous êtes venu pour me demander de rentrer ?

Etrangement il tutoyait le Primera mais vouvoyait la Segunda. Car il ne la connaissait pas assez. Est-ce que quelqu’un avait remarqué son absence et avait décidé d’aller le chercher ? Ses amis lui manquaient et il avait songé à revenir, mais d’un autre coté il ne se voyait pas expliquer son « exile » stupide… A des arrancars. Saveiro n’était pas sûr qu’ils comprennent et ils se moqueraient de lui. Il se mit même à regretter sa question égoïste, comme si la Rose allait venir ici pour lui ! Ils n’avaient jamais vraiment discuté, d’où croyait-il qu’Avëria traverserait les mondes parce que l’incapable Decima lui manquait ?! Quel idiot. D’un geste de la main, comme balayant la question il enchaîna :

- Enfin, bref, je dois trouver une famille pour…

Il fallait un nom au bébé. « Antonio » et « Raphaello » lui vinrent bizarrement à l’esprit, en avait-il connu un auparavant ? Mais il était à Karakura, et au vu des yeux bridés du petit, ce n’était pas un prénom pour lui. Il lui fallait un prénom plus japonais, et il n’en connaissait pas vraiment.

- Kal.

Ce n’était pas japonais non plus mais de toute façon, les humains le renommerait sans doute à leur convenance.

- Et je retournerais au Hueco Mundo.


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MessageSujet: Re: Perplexe Solitude   Dim 22 Nov - 12:14

« feat Seveiro Espejismo»

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La Segunda fixait la petite chose de son profond regard aux couleurs d'une mer paradisiaque. Celui-ci faisait de même, mais la question était de savoir s'il voyait devant lui, cette personne aux cheveux roses, qui décrocha furtivement un sourire quand l'enfant laissa s'échapper un rire. Averia avait oublié comment sourire depuis plus de 550 ans, n'ayant plus le coeur à ressentir des émotions qui auraient pu rendre sa vie plus palpitante, une fois transformée en Hollow. Au lieu de cela, après la perte de tout ce qu'elle avait de plus cher au monde, elle avait changé de masque, et était devenue aussi aimable qu'une porte de prison. N'étant pas d'une nature joyeuse et amicale, cela n'avait en rien arrangé son caractère. Elle inspira profondément après s'être remémoré sa vie d'antan. Saveiro, quant à lui, répondait à ses interrogations précédentes, lui assurant qu'elle n'était pas la seule à penser qu'à Karakura, beaucoup de personnes avaient le pouvoir insoupçonné de voir les morts et les Hollow. Il répondit tout aussi clairement qu'il comptait trouver une famille, quelqu'un, pour s'occuper du nouveau-né, puisqu'il savait qu'à Las Noches, l'enfant grandirait dans une sorte de paradis du trauma.

Un moment silencieux passa, après que la Segunda ait approuvé en un hochement de tête, les yeux maintenant rivés vers l'horizon. Les bruits incessants qui courraient la ville avaient presque tous fuis, mais certains retentissaient encore. On entendait des pleurs, des cris, sonnant le glas des disparus. "Il y aura des morts tant qu'ils continueront à respirer.", pensa la rose, les sourcils légèrement froncés. Elle ne s'était pas pour autant prise d'affection pour la race humaine, mais s'il y avait bien une chose qu'elle souhaitait pour toutes races confondues, c'était la paix. Bien sûr, les mauvaises langues aimaient croire aux clichés et aux stéréotypes fait sur les Arrancars, et on aurait pu facilement croire que ceux-ci ne vivaient que pour se battre, et tuer. Il suffisait de regarder le Decima pour se rendre compte de l'absurdité de ces idées faites. Averia existait pour défendre son monde, le Hueco Mondo et Las Noches. Les Humains devaient défendre le leur, mais ils ne pouvaient rien contre les Sinners, sinon mourir devant eux, sans n'avoir rien tenté. Ces revenants perturbaient le calme qui avait réussi à s'installer après la bataille lancée par l'ancien Taicho de la 5e Division, Sôsuke Aizen. Les Hollow n'avaient jamais vraiment apprécié les Shinigamis, mais ceux-ci étant submergés par les Quincys depuis peu, Averia avait estimé qu'il revenait aux Arrancars de protéger l'ordre des mondes. Elle ignorait si elle était la seule à penser cela, mais elle croyait en ce devoir dur comme fer.
"Vous êtes venu pour me demander de rentrer ?" La question de son confrère l'a sortie de ses pensées guerrières. Elle le regarda avec étonnement, comme s'il venait de sortir une aberration digne de la pire peine de mort existante. Il balaya sa question du revers de la main, comme pour signifier que sa réponse n'avait pas d'importance, car il la connaissait déjà.

"Non.", répondit-elle quand même calmement, sans tenir compte du geste de Saveiro. Ses yeux lançaient des éclairs, quand elle songea au mal que les Sinners faisaient autour d'eux. Ils ne faisaient aucune distinction entre Humain, Arrancar, Shinigami ou Quincy. Pour eux, toutes ces espèces méritaient la mort pour les avoir envoyés en Enfers. Les lâches. Ils n'avaient qu'à assumer pleinement leurs conneries dans l'ancien temps, et vivre dans le respect des autres. Elle se retourna vers le Decima, qui regardait toujours l'enfant gesticuler dans ses bras.
"Cependant... A Las Noches, ça s'agite. Ils ont besoin de toutes les forces possibles, si jamais ils devaient venir.", déclara Averia. Aussi insista t-elle sur le "toutes" dans ses paroles. Elle ne prit point connaissance de la réponse de l'Arrancar, si celle-ci s'était affichée sur son visage en tant qu'expression, regard ou un simple rictus.

Il fixait le petit, lui trouver une famille ne serait pas chose aisée, enfin. Qui lui garantissait que les personnes à qui il le laisserait acceptaient de garder jusqu'à la majorité ? Personne. Et pourtant, il se devait de le faire.
"Je dois trouver une famille pour.... Kal", brisa-t-il le silence. Il fit face à la Segunda. "Et je rentrerai au Hueco Mondo." Elle n'aurait espéré entendre mieux. Certes, elle n'était pas venu pour le convaincre de rentrer, ni même pour lui parler. Le hasard des choses avait fait qu'il s'étaient vus, et qu'il avait décidé de prendre au sérieux son rôle de Decima, son rôle de membre de l'Espada. Elle leva les yeux au ciel en soupirant. Traduisez par "on a failli attendre", et balaya la zone du regard. Ses yeux s'arrêtèrent sur une maison devant laquelle une famille de trois se réjouissaient d'être en vie et réunis.

Comme poussée par une force mystérieuse, elle invita Saveiro à remettre le petit Kal à ces trois personnes, qui rappelaient à la rose ses parents, et elle même en la personne de la jeune fille qui riait aux larmes, plus loin. La verrait-elle ? Elle l'ignorait, mais qu'importe. C'était juste un souvenir qui venait parfumer l'air de ses embruns d'autrefois. Elle aussi, on été venus la voir il y a des siècles de cela, pour lui remettre un bébé dont les parents n'avaient plus la force d'élever. Ce garçon était devenu son frère adoptif. Averia comprit ce qui l'avait forcée à aller vers ce trio en particulier. Sa famille, et ses souvenirs. Elle regarda Kal dans les yeux, et remercia ses Dieux pour lui avoir permit de garder ces si précieuses mémoires en elle. Tandis que Saveiro avançait pour faire se rendre compte les trois humains de la présence de Kal, une main sur sa hanche, elle regardait le ciel, dont les couleurs prenaient des teintes chaleureuses. Et rien que pour ce spectacle, elle se devait de se battre contre les Sinners. La rose se jura de s'améliorer, une fois de retour au Hueco Mondo.


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En retard pour la même raison qu'avec Llanto.. Désolée !
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MessageSujet: Re: Perplexe Solitude   Ven 1 Jan - 1:36


Toutes les forces possibles ? Ahah très drôle, c’est limite si on ne pouvait pas l’interpréter de façon ironique. Assez caustique, Saveiro grimaça légèrement. Ce n’était surement pas le but, la Rose avait autre chose à faire que des phrases ironiques. Même si… ce regard au ciel n’annonçait une sorte d’impatience. Se rendait elle compte que sa présence ne changerait surement pas grand-chose l’issue des combats ? Si la diplomatie avait échoué, alors il ne comptait plus. Du moins c’est ainsi qu’il le ressentait, injustement ou pas. Qu’importe.

Le bébé dans ses bras, le Decima suivi le regard de la Segunda. Une famille à l’écart. L’idée semblait bonne, le couple avait déjà une enfant, et vu comment celle-ci riait, elle devait avoir été bien élevé, avec assez d’amour. Mais… C’était dangereux qu’ils restent dans cette ville. L’arrancar ne savait pas trop comment le leur faire savoir. Il s’avança néanmoins vers eux, discrètement, rasant les murs : inutiles de les effrayer avec un bébé flottant dans les airs ! Les pauvres. A regret Saveiro déposait Kal contre un mur après une dernière étreinte, près d’eux, avec la sensation de l’abandonner. Pourtant c’était idiot : les arrancars n’élevaient pas d’enfants. Il n’était pas humain malgré qu’il s’en approchait étrangement, malgré qu’il veuille l’oublier. L’espada aurait été un fullbringer, peut être l’aurait-il gardé. Il ne serait jamais père. Juste un espèce de hollow humanoïde faible. Rien de très glorieux.

Il recula et pris son trident pour gravé sur le mur, dans un crissement un peu désagréable :

Prenez soin de Kal. Quittez cette ville. Danger de mort.

Autant être préventif comme il se doit pour maximiser ses chances d’être compris. Le crissement et les gazouillements du bébé attirèrent le couple, prudent, disant à leur fille de les attendre. Quand ils virent Kal leur surprise s’intensifia, et ils s’avancèrent pour le prendre dans leur bras, la mère avec un geste maternelle, et ils allaient se retourner sans avoir prêter attention à la mise en garde. Saveiro soupira lourdement : les humains n’allaient pas se mettre le dédaigner quand même ! Avec une moue râleuse, l’arrancar griffa le mur de son trident histoire de bien souligner sa phrase. Cela leur fit peur et le couple se retourna enfin pour apercevoir sa mise en garde. Qui leur fit sans doute peur aussi. Certes le monde spirituel n’était pas censé entrer en contact avec celui des vivants mais Saveiro considérait que Karakura n’était pas à ça près de toute façon.

- Ka..l ?

La petite fille s’était approchée et regardait le bébé dans les bras de sa mère intriguée. Les trois membres de la même famille était à présent rassemblés afin d’entourer le petit nouveau venu, comme l’acceptant déjà comme l’un des leurs. Le père déclara :

- Demain nous irons prendre des vacances chez ta tante.

C’était toujours mieux que rien, soupesa Saveiro. Il faudrait donc qu’il passe avant leur départ afin de leur écrire quelques mots pour Kal, peut-être même leur évoquer avec des expressions très simples les enjeux de cette ville, et puis il devrait surveiller l’évolution du bébé, qui deviendrait sans doute un de ces humains à pouvoirs et donc une cible que risquerait d’attaquer les hollows – ou des pécheurs mais ceux-ci n’étaient guère regardant. Après tout il était bien placé pour le savoir.

Le violet retourna vers la rose qui semblait perdu en pleine pensé. Cela rendait son air un peu moins froid, presque abordable. Enfin, pas non plus au point de penser qu'il allait pouvoir engager la conversation et parler durant des heures. Mais en effet, rien ne plaisait plus à Saveiro que de bavarder sur n’importe quel sujet, sérieux ou pas, encore fallait-il tomber sur un bon interlocuteur. En l’occurrence, le Decima n’était pas certain que ce soit le cas. Il ne connaissait pas assez la Segunda pour savoir par où commencer, ce qu’il fallait dire ou ne pas aborder, ce qui le rendait assez… timide à ce niveau-là. Il se racla la gorge pour annoncer sa présence et dit simplement :

- J’ai terminé. Je pense par conséquent que je vais rentrer. M’accompagnez-vous ?


Il faudrait qu’il donne un peu signe de vie, qu’on ne le pense pas tué. Surtout pour Llanto et Alvaro en réalité. Pour les autres, cela devait être leur cadet de leur soucis.

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