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 Où sont mes soeurs ? - Alain Stivell

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Traitres Quincy
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MessageSujet: Où sont mes soeurs ? - Alain Stivell   Mer 19 Aoû - 0:03

Stivell Alain

 
|| Âge : 23 ans  || Sexe : masculin  || Race : Quincy || Allégeance : Quincy ||

 

 
Alain est un Quincy de haute stature, en effet il mesure un mètre quatre-vingt-dix, mais il n’est pas très épais. Pourtant, son corps n’est pas aussi fragile qu’il en a l’air, après tout, il a été élevé comme soldat, ce qui lui à permit d’avoir des muscles fin mais solides, facilement dissimuler par ses vêtements, l’on pourrait s’y tromper. Son statue de Sang-Pur fait qu’il a reçu des leçons de maintien, aussi à t’il le dos bien droit quand il marche, où s’adresse aux gens, du moins en temps normal car quand il craque, soudain il regarde le sol, ou le lointain, un peu courbé. Il est gracieux, que ce soit quand il boit, mange et même au combat, sa noblesse transparaît.

Une chose que l’on remarque de suite est sa pâleur. Alain est très blanc de peau, lui donnant un teint parfois maladif, ou mettant trop en valeur à son goût les fois où ses yeux et son nez sont rougit. Ayant à peu près réussi à être épargné physiquement lors des affrontements, sa peau est presque sans défaut, à part une cicatrice en forme d’une traîné dû à une brûlure à la cuisse gauche suite à un cero perdu lors des combats.

Il est aussi très pâle de cheveux, les ayant entre le blanc et le gris, comme si une touche de couleur avait voulu s’inviter malgré tout, sans grand succès. Sa coiffure est assez originale et complexe, relevant d’un ratage rattrapé ensuite par un coup de ciseaux plus professionnel. Ses cheveux sont dégradés, plus court derrière que devant. Si de derrière sa coiffure semble simple, c’est devant qu’est tout l’art. Ses cheveux sont ensuite plus long à droite – où ils arrivent vers la naissance du cou, qu’à gauche –où ils arrivent au milieu du cou. Une frange épaisse est placée à droite et à gauche de son visage, une partie lui tombant tout de même sur le nez. Des mèches rebelles ont dû mal à tenir en place, donnant au tout une allure faussement discipliné, parfois retenu par une barrette en forme de pic.

Ses yeux sont eux aussi remarquable, par une couleur entre le bleu turquoise et le violet clair suivant la luminosité et son état. Oscillant entre ses deux teintes suivant l’humeur, toute la tristesse accumulée transparaît à travers son regard, il n’est pas acteur et n’est pas très doué pour cacher complètement ses émotions, vous les verrez toujours si vous croisez ses iris.

Pour un homme, ses traits son délicat presque fragile, et il ne les aime guère plus que cela. Sa bouche est mince, et ne sourit qu’avec mélancolie, semblant n’avoir jamais souris franchement depuis des années. Ses oreilles sont plutôt petites, en harmonie avec son visage. Ses mains sont graciles, avec de long doigt d’archer et des ongles entretenus.

Ses vêtements sont assez originaux, et son look le plus excentrique se compose d’une veste bleu foncé rayée de noir, surmontée d’une cravate et d’une veste noire décorée de plusieurs boutons argentés à queue de pie. Pour le bas il porte alors un pantalon bicolore avec la jambe droite à carreaux bleus et noirs et la jambe gauche noire avec un lacet blanc et pour finir des bottines noires et des gants bleus, comme si dans l’ensemble il avait tourné des vêtements guindés en véritable déguisement, n’étant plus d’accord avec les valeurs inculquées (exemple). De manière plus « soft » on le trouve aussi avec une chemise bleue rayée noir et une veste à col noir au bord blanc, un pantalon noir et des bottines bleus foncées, ou encore avec une chemise bleu claire rayé gris avec un gilet gris. En tenu de Quincy et bien il est tout en blanc comme l’uniforme l’exige avec une veste à queue de pie, des chaînettes sur le devant reliées à des boutons pour la fermée, pantalon blanc et des bottes noires et  ses gants sont bleus foncés.

A présent on le voit accompagner d'un furet encore jeune, Yuukan.

 

 
Tout d’abord, il est important de préciser qu’Alain est quelqu’un d’assez instable, pouvant rapidement passer d’une émotion à l’autre parfois sans transition bien définissable pour un œil extérieur, rendant parfois difficile le fait de le cerner. Au moment où vous pensez qu’il est de telle ou telle manière, le Quincy soudain, fera tout le contraire. Cette personnalité changeante commença légèrement à apparaître lors de son enfance, et s’aggrava dès le début des combats. En effet, tout les entraînements du monde ne suffisent pas à préparer un adolescent élevé dans une cage de luxe à la dur réalité de la guerre sanglante.

Mais globalement, dans une situation basique sans éléments trop stressants, il en ressort qu’Alain est quelqu’un de calme et réservé, voir distant. Il n’essaie pas vraiment d’engager la conversation ni d’aller vers les autres, se réfugiant dans des romans à l’eau de rose, ne supportant même plus de lire de la violence, même fictionnel. Souvent à l’écart des groupes, il observe et surveille, et si on l’ignore, tant mieux pour lui, ainsi, il passe pour quelqu’un de sérieux et docile quoique mélancolique, plus porté sur la réflexion que l’action.

Quand le combat s’engage, il tâche de rester froid afin de combattre pour sa vie. Même si par le passé il a combattu en exécutant les ordres qu’on lui demandait, à présent, il ne tient pas spécialement à se battre à nouveau et évitera autant que possible de sortir les armes, quitte à laisser glisser quelques provocations et à passer pour un lâche en refusant de combattre. Les entraînements ne lui pose par contre pas spécialement de problème, il fait tout pour être en forme, sachant le sort réservé à ceux ayant failli à tuer un ennemi mais étant encore en en vie –enfin plus pour longtemps du coup.

Alain est aussi quelqu’un de désabusé, carrément pessimiste avec quelques pensées cyniques, ne croyant plus aux idéaux qu’on lui a inculqué, mais n’ayant rien d’autre à quoi se raccrocher. Peu habitué à prendre des décisions seul, il ne sait pas quoi faire pour améliorer la situation dans laquelle il se trouve. Il doute, certes, mais quel objectif atteindre à présent, que ce soit pour lui ou pour les autres ? Il lui semble parfois porter le poids des années malgré qu’il ne soit qu’un jeune adulte, trop oppressé par tout ce qu’il a vécu. Au fur et à mesure il plonge dans une lente dépression, ne prenant plus goût à rien et faisant des cauchemars la nuit. Une présence rassurante à ses côtés lui ferait surement le plus grand bien mais Alain est devenu fort solitaire et de toute façon, il ne peut guère parler de tout ceci aux autres Quincy, puisque ses problèmes trouvent leurs sources dans un désaccord avec leurs méthodes. Et il ne peut guère en parler avec un non-initié au monde spirituel, ni avec qui que ce soit d’une autre race que la sienne, puisque les Quincy ne sont guère apprécié à présent. Il garde donc tous ses problèmes au fond de lui, le rongeant petit à petit.

De cela résulte le fait qu’Alain est fragile mentalement. Et il lui arrive soudain de craquer, et de se mettre à pleurer. Un geste, un mot lui faisant penser à un souvenir malheureux et il se met à verser des larmes ce que ce soit légèrement, ou complètement, sans savoir se contrôler même si il fera des efforts car il a honte de ceci. Avec de la chance il parvint à reprendre le dessus, mais dans le pire des cas il est totalement effondré et il attend que ça se calme. Heureusement, dans ce cas-là il est souvent tout seul, personne ne l’a encore vu dans cet état, mais une fois qu’on le sait il est facile de briser le peu de carapace que le Quincy possède. Deux mots peuvent particulièrement l’affecter, il s’agit de « sacrifice nécessaire ». Il ne les supporte pas. Cela le rend malheureux mais aussi profondément en colère.

Et quand soudain la colère s’empare de lui, il s’agit plus d’une rage violente et désespéré. Une folie qui lui fait péter un câble, capable même de sortir les rares gros mots qu’il connaît en hurlant en français, criant son mal être. Une lueur déséquilibrée prend alors possession de son regard, ce qui peut le rendre inquiétant. Souvent, cette haine est tournée envers lui-même mais cet état est aussi violent que passagé, retombant ensuite dans sa mélancolie permanente.

Car Alain s’en veut, terriblement, il fait partit de ses gens qui n’assument pas leur acte. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se sent coupable. Le Quincy culpabilise d’avoir semé la mort envers des gens qui peut être, ne le méritait pas tant que cela, et il culpabilise aussi de s’être éloigné de ses deux sœurs, considérant que si il avait été là pour les aider au combat, peut-être ne seraient-elles pas mortes (il ignore que Lys est en vie). Il se déteste, déteste ce qu’il est et commence même à détester tous les siens, au point qu’il a une aversion pour la couleur blanche, qu’il ne porte que lorsqu’il doit accomplir une mission en tant que Quincy. Le blanc ne lui évoque pas la pureté, mais la destruction, l’obligation, la fatalité.

Au milieu de toutes ces tares l’on trouve pourtant quelqu’un de fondamentalement bon, qui ne désire qu’à apporter ses compétences au service d’une cause lui paraissant plus juste, ou tout du moins bien faire dans la vie. Un remerciement, un sourire, suffis à le rendre plus heureux un instant, alors parfois il aide des humains quand il en croise un dans le besoin, tel aller chercher un chat d’un arbre par exemple. Il se sent d’ailleurs plus à l’aise en compagnie d’un animal que d’un être humain (ou autre race) pouvant le juger et a d’ailleurs adopté un furet.

En ce qui concerne les informations diverses, l’on peut noter qu’Alain est vierge, puisqu’à ce niveau-là il n’a pas eu le temps d’expérimenter quoique ce soit, élevé dans un manoir sans en sortir puis partir directement au combat, il n’a pas vraiment eu même le temps d’y songer. A présent très renfermer sur lui-même, il pense qu’il serait injuste de faire subir sa tristesse à quelqu’un d’autre. Sa couleur préférée est le bleu foncé, et il apprécie beaucoup le chocolat sous toutes ses formes, que ce soit en gâteau ou en tablette.

 

Je suis avec mon cousin, Léon, nous ne sommes que des enfants d’une dizaines d’années, pourtant, je suis déjà quelqu’un de très sérieux, voir d’ennuyeux pour mon âge, suivant rigoureusement mon éducation de bon soldat Quincy et lisant durant mon temps libre. Nous ne sommes quasiment jamais sortit du manoir des Stivell, contemplant le monde derrière les barreaux de cette cage invisible. Depuis plusieurs jours déjà nous accueillons Léon et ses parents, ils repartiront demain, et pourtant, au fond de moi je sais déjà le déroulement de cette scène.

- Alain, secoues toi un peu et vient voir ce que j’ai trouvé ! Ne serait-ce pas ce qui s’appelle un « hélicoptère » ?

Je fronce les sourcils et examine la graine d’érable. Effectivement, quand on la fait tomber doucement, elle tourne sur elle-même, d’où son surnom, hélicoptère. Je m’entends répondre :

- En effet, mais nous devrions plutôt aller nous entraîner, Lys a réussi à maîtriser une technique. Je ne veux pas être à la traîne.

- Lys ? Mais c’est impossible, ta sœur est si maladroite ! Mettons les bouchés doubles !

Nous abandonnons là les hélicoptères et nous nous dirigeons vers le manoir. Mon cœur se serre, oui, c’est à ce moment que le rêve se transforme en cauchemars. Je le sais depuis le temps. Léon s’effondre soudainement, terrassé par un mal inconnu. Je ne suis pas très musclé mais je le porte sur mon dos tant bien que mal vers notre maison. Je sens que quelque chose ne va pas. J’appelle la cuisinière :

- Marie, Marie !

La cuisinière ne me répond pas. J’entends un bruit de vaisselle brisé, un bruit de chute. Que ce passe t’il ici ? J’accoure dans la cuisine, laissant Léon allongé par terre car il me ralentirait. Marie est étendu elle aussi, des assiettes éparpillés autour d’elle. La cuisinière rougeaude et joviale est devenue aussi pâle qu’un linge délavé et respire faiblement : « Notre roi… ». Mais je ne comprends pas le sens de ses paroles, mon esprit ne fonctionne pas vraiment, je ressors de la pièce, moi qui suit si calme est à présent paniqué :

- Père, Mère !

Je les vois debout de dos, dans la grande salle. Mes genoux sont mous et peine à me porter, mon cœur s’emballe : est-ce une attaque des shinigami, ces monstres nous ayant exterminés il y a longtemps ? Devrais-je combattre ? Dans la pièce, plusieurs serviteurs, fauchés en plein travail gisent, certains respirent encore, d’autres ont d’ores et déjà trépassés. Pourtant, mes géniteurs ne semblent pas inquiets, aux contraires, ils sourient. Le rêve transfigure leur traits et ils ressemblent à des clowns terrifiants, un sourire bien trop large aux lèvres :  « C’était nécessaire. Notre Roi est de retour. »

Les couleurs s’assombrissent, du sang se met à couler sous mes pieds. Non, pas encore, pas ce cauchemar jusqu’à la fin ! Je cligne des yeux, devant moi c’est ma grande sœur, Cécile, qui est étendu au sol, les membres tordus dans une position improbable. Le décor a changé. Ce sont des ruines fumantes. Le tumulte des combats résonnent au loin, irréel, étouffé par mon imagination. L’ambiance est oppressante, j’ai le goût du sang dans ma bouche, mes habits blancs immaculés sont éclaboussés d’écarlate :

- Cécile !

Je m’agenouille auprès d’elle. Sa pâleur de peau s’accorde avec ses vêtements. Tranchant avec le blanc, des corps en habit noirs de shinigami jonchent le sol. Elle respire encore, peut être… Pourrait-on la soigner ?  Je ne sais pas pourquoi je m’accroche à cet espoir stupide, je lui prends la main.

- Ma sœur, tient bon, je vais t’amener…

Pauvre fou que je suis, où vais-je l’amener ? Je la porte délicatement tout de même, essayant de ne pas la briser plus qu’elle ne l’est déjà. Je fais quelques pas avant de rencontrer l’un de mes congénères.

- Laisses la. Elle était trop faible pour notre Roi.

- Mais je…

- Son sacrifice était nécessaire.

Je sens le corps se ramollir. Les yeux et la bouche du cadavre se mettent à saigner de manière surréelle. C’est… Terrifiant. Le monde s’assombrit à nouveau. Je n’ai plus rien entre les mains. Je refuse de voir la scène suivant, pourtant mes paupières ne veulent pas s’abaisser, et je sais que mon esprit ne m’accordera pas ce répit. Sous un ciel rougeâtre, des morts s’étendent à perte de vue, je reconnais les servants, Léon, Cécile, Lys et des anonymes Arrancar, Shinigami… Quincy… Tandis que des voix insidieuses et immatérielle chuchotent sans cesse « c’était nécessaire.. » venant de tous les côtés. Je sens mes yeux couler et ma gorge se remplir du goût amère du sang… J’étouffe, je tombe à genoux et…

- NON !

Je me réveille enfin, haletant, reprenant ma respiration, dans les draps blancs de Silbern, essayant de calmer l’angoisse. Je m’assois, la tête entre les mains, mes longs cheveux glissent sur moi. Rien y fait, mes larmes coulent tout de même sans que je ne puisse les retentirent, j’essaie de me mentir avec conviction, de me dire que tout ceci avait un sens, mais à quoi bon viser un monde parfait si cela inclus de perdre nos proches ? Un monde vide de perfection. Seul, dans l’obscurité, le jour n’est même pas levé et je ne tarde pas à être embêté par la conséquence de mes pleurs. A tâtons je cherche un mouchoir afin de m’essuyer le nez. J’en ai toujours à porter de main, ce genre de scène ne m’est pas inconnue, je dois l’avouer.

Mes yeux s’habitue à l’ombre, aussi me levais-je, vêtu d’un seul sous-vêtement, afin de jeter l’objet usager. Je me cognais néanmoins dans une chaise, que je croyais plus loin. Je connais mal ma propre chambre à vrai dire, cela fait peu de temps que j’y ai déménagé. Tout simplement parce que ce Silbern là n’existait pas avant.

- Aïe.

Pitoyable, je suis pitoyable. Cette maladresse me rappel Lys, ma cadette. Loin de me faire sourire, cette idée assombrit d’autant plus mon humeur. Lys était morte elle aussi, dans un coin du champ de bataille, surement éparpiller à cause d’un ennemi trop puissant pour elle, je n’avais même pas réussi à retrouver son corps. De toute façon, les Quincy morts au combats étaient donc trop faibles pour vivre, donc ce n’était pas grave, n’est-ce pas ? Seuls les plus fort avaient survécu, tant mieux, triage naturel ? Cette pensée me fit piquer le nez à nouveau, j’allais avoir besoin d’un autre mouchoir, je m’en servis un. Pitoyable. Pourtant je n’ai pas toujours été ainsi.

J’ai été élevé parmi la noblesse Quincy, né un 7 novembre, un sang-pur, peut-être même un peu trop « pur » si vous voyez ce que je veux dire. J’ai été rigoureux, j’ai avalé ce que l’on m’avait dit, bien sagement au côté de mes sœurs. J’ai souffert lors des entraînements, gamin un peu chétif aux cheveux trop pâle, sans doute un problème dû à toute cette consanguinité à moins que ce ne soit une bizarrerie lié à notre proximité avec le monde spirituel. Mais je continuais sans relâche le jour où je devrais servir le Roi. Je n’aimais pas quand Lys faisait des bêtises, j’avais peur que cela lui attire des ennuis. J’ai appris la leçon : un jour, nous nous vengerons des shinigami et créeront un monde parfait, purifié, et rien qu’à nous. Lors de la mort des serviteurs et certains de nos cousins, mes géniteurs nous ont dit que leur sort était nécessaire, qu’ils retournaient au Roi, et qu’alors nous ne devions pas les pleurer, qu’indirectement ils servaient notre cause. Et j’y ai cru, de toutes mes forces, avec désespoir.

Les années avaient passées et à mes 16 ans on m'avait dit que je devrais épouser Sofiane le jour de mes 20 ans, une lointaine cousine mais assez « pure » pour perpétrer la noble ligné de notre famille. Je ne la connaissais même pas, je n’avais d’elle qu’une photographie, une blonde quasiment platine au port de tête arrogant. Décidément, si l’idée était de me faire envie c’était peine perdu, je n’aime pas les couleurs de cheveux clairs. Heureusement ou malheureusement, ce mariage n’a guère eu le temps de se faire avec les évènements qui s’annonceraient par la suite.

Quand nous avons pris par surprise les arrancars devant se reconstruire après le passage d’un individu nommé Aizen, je croyais aussi au bien-fondé de cette tâche. Il est vrai que cette vile race de sans-cœur aurait pu nous prendre à revers lors de notre attaque contre les shinigami, ils étaient une menace. Ce fut mon premier combat en situation réel, aussi m’améliorais-je grandement, confronté aux dangers incessants. La peur, le stress, tuer était tout ce qui importait, et il ne fallait pas penser à autre chose, du moins j’essayais. J’étais comme dans un état second la plupart du temps, détaché des évènements, peut-être pour me protéger, jeune noble à peine adulte n’ayant jamais vu le monde et ne le découvrant que part la violence. Tel que je suis aujourd’hui, si c’était à refaire, je ne le referais pas.

Je me souviens du Hueco Mundo, un désert plongé dans une obscurité permanant, alors que Las Noches est sous un dôme imitant le jour. Je me questionne parfois sur qui a fait cela… Les arrancar se demandaient surement ce que nous faisions là, puisque le peu ayant entendu parler des Quincy nous pensaient sans doute morts, quand au reste… Nous étions des inconnus. Une unité spéciale se chargea de capturer leur chef mais je n’en fis pas partit. Il fallait juste tuer. Au début j’étais un peu perdu, alors je suivais les miens, néanmoins tout cela est un peu flou pour moi. Un évènement toutefois me marqua :

Le bâtiment commençait de s’effondrer, la retraite sonnerait bientôt, nous avions gagné. Parmi la poussière ambiante, à quelques mètres de moi se trouvaient deux arrancars, ne m’ayant pas encore aperçu, je bandais mon arc près à tirer. Le premier aux cheveux violets était dans un sale état, c’est à se demander comment il avait survécu tout ce temps, et s’approchait du second aux cheveux rouges allongé par terre, inquiet. De l’inquiétude, je n’avais pas encore aperçu cela chez les féroces hollows. Je voulais savoir ce qu’il allait faire, allait il l’achever ? Il soupira de soulagement en voyant que l’autre n’était pas mort et lui tendis la main pour se relever. A cet instant j’aurais pu les tuer. Tous les deux. Ils étaient affaiblit, bien sur moi aussi j’avais pris des coups et devait me reposer, ma jambe saignait, un cero m’avait frôlé de trop près. Néanmoins j’allais mieux qu’eux, et j’avais l’avantage de la surprise. Pourtant j’hésitais, personne ne m’avait dit que ces êtres impitoyables n’étaient pas si différents de nous. Soudain le premier tourna la tête vers moi, nos regard se croisèrent un instant puis un bloc de Las Noches s’écroula entre nous dans une gerbe de poussière. Alors je partis toussotant, mal à l’aise et commençant à douter : dans son regard vairons j’y avais lu bien plus d’humanité que certains Quincy.  Les miens échouant dans leur mission ne reviennent pas toujours de leur convocation au bureau…

Quand nous avons pris les shinigami d’assaut, là encore je pensais que c’était dans la logique des choses. Par vengeance envers ce qu’ils nous avaient fait subir, il semblait naturel de leur rendre la pareil ! Qui ne l’aurait pas fait ? Débarquant de l’ancien Silbern, les hommes en noirs n’en revenaient pas, trop confiant en eux visiblement. Nous étions proches du but, nous ne devions pas faiblir ! Nous avions l’avantage, là encore, de la surprise. Apprendre la mort de leur capitaine commandant fut une vraie motivation ! Avec une telle défaite le moral des shinigami ne pourrait que baisser, et le nôtre atteindre des sommets ! Quand nous sommes retournés à la charge, j’ai tout donné. Et je puis vous assurer que nombre de soldats sont morts à coup de Licht Regen bien placés. Mais à force je me suis éloigné de mes sœurs, comment ai-je pu faire une chose pareil ?! Oh, je sais, je voulais bien me faire voir, avoir une place parmi les meilleurs afin de participer à la construction du nouveau monde, faire briller le nom des Stivell. Je n’ai pas fait briller grand-chose si vous voulez mon avis.

J’ai envie de me rafraichir la figure, de toute façon le sommeil me fuit. J’allume la lumière de ma salle de bain, très peu flatteuse, celle-ci me donne un teint encore plus blafard que je ne le suis, mettant l’accent sur mes yeux et mon nez rougis. Pathétique. Je fais couler de l’eau froide passe mes mains dessous, avant de m’en mettre sur la figure. Mes cheveux me gênent, ils sont tout aussi ternes que moi. Les garder long ferait noble, que mes parents disaient. Un vrai Sang-Pur, l’élégance de la bourgeoisie. Foutaise ! Une rage subite m’envahit et je lorgne sur les ciseaux me servant normalement à couper les pointes. Je m’en saisi avec l’envie subite de faire quelque chose de stupide. J’attrape mes cheveux et leur met un grand coup de ciseaux au hasard. Foutaise ! J’ai été con ! Oui je pense des gros mots, oui je m’insulte, prenez ça mes aïeux ! Encore un coup de lame dans ma chevelure ! Je défis mon reflet, massacrer son image m’emplit d’une joie sauvage. Contrairement aux films dont j’ai dû m’inspirer inconsciemment pour avoir cette idée, j’ai raté ma coiffure. Plus long d’un côté que de l’autre et indiscipliné, je la trouve étrange mais c’est trop tard pour revenir en arrière. Je jette les chutes à la poubelle.

J’ai envie de me faire du mal, de me punir pour tout ce que j’ai fait. Si j’étais restée aux cotés de Cécile et Lys peut-être que la première ne serait pas morte dans mes bras et la seconde décédée dans un coin, comme une anonyme. J’envisage un instant de me planter les ciseaux dans la main, mais ce serait stupide, je n’aime pourtant pas souffrir et ce ne serait pas l’idéal en cas de combat. Je ferais mieux de me rendormir, j’éteins les lumières et me recouche dans les draps blancs d’un sommeil agité.

Le lendemain je suis de nouveau parmi les miens, les Quincy, comme si de rien n’était. Pourquoi restais-je, un faux sourire sur les lèvres, entouré de ces « immaculés » ? Ce n’est pas comme si je pouvais faire autre chose. Je n’ai jamais appris de métier humain, et peut être que certains mérites qu’on les aide, peut-être est-ce moi qui ai tort ? On me dit que ma nouvelle coiffure est originale, avec cet air affecté voulant dire « originale mais personnellement je n’aime pas. ». Visiblement, il y en a qui ne se sont pas regardé dans un miroir…

2 ans et demi plus tard

L’attente. Avec un grand « A » s’il vous plaît. Non, ce n’est pas un nouveau Sternritter apparu dont ne sait où et ce n’est pas moi non plus. L’Attente c’est cette fichu sensation que tout ce que j’ai fait, non, tout ce que NOUS avons fait n’a servi à rien. Alors peut être que ça ne concerne que moi, mais voilà où j’en suis : je me suis entraîné dur toute ma vie, j’ai combattu pour le Roi, j’ai perdu mes proches mais je me suis dit qu’au bout du compte, j’allais aider les Quincy à obtenir un monde meilleur. Sans doute suis-je trop impatient, j’ignore combien de temps cela met de créer un « monde meilleur », trois ans est surement trop court, mais dites-moi ce qui a changé ? Est-ce que les Quincy se portent mieux ?

Personnellement, ma réponse est NON, et non seulement je n’ai pas l’impression que tout va mieux, mais surtout que tout va de travers depuis que nous nous sommes révélés. Ah, nous mettre deux races à dos, deux races qui nous haïssent était une idée absolument brillantissime ! Les arrancar et les shinigami, choix judicieux ! D’accord pour les derniers c’était afin d’atteindre le palais du roi spirituel mais… et maintenant ? Ils sont encore en vie – pour une trop grande partie d’entre eux – et vont simplement nous retomber dessus, déjà qu’ils sont parvenu à nous chasser… Ce n’est qu’une question de temps. A moins que par hasard je sois le seul abruti qui n’ait pas compris le plan et que pour tout le monde ce soit limpide de faire en sorte que des hollows-évolués et des hommes en noirs nous attaquent à vue. Personnellement, je ne vais pas me balader dans la rue en tenu blanche – je n’aime pas le blanc en plus- ce serait comme agiter une pancarte « ABATTEZ MOI ! ».

En parlant de balade, parce que là c’est quand même le summum. Vous savez, quand vous vous dites que « la situation ne peut pas être pire » et que vous découvrez, que si, c’est possible, la preuve en image. J’étais en train d’errer dans les rues de Karakura, une journée sans rien d’extraordinaire somme toute, quand une porte apparu. Pas une petite porte de deux mètres, mais une porte gigantesque de la taille d’un immeuble avec un style lugubre. Je me suis arrêté, pensant que c’était peut-être les shinigami qui avaient changé de style - les arrancar préférant une déchirure qu’une entrée « structurée » - afin de nous réduire à néant. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce n’était pas le cas, mais d’autres… choses qui déferlaient sur le monde. Je voulu les ignorer comme si j’étais un humain normal mais cette technique ne fonctionne pas avec eux, puisqu’ils attaquent sans discernement, je ne pouvais pas rester sans rien faire et j’ai renvoyé tous ceux que je pouvais d’où ils venaient mais certains riaient quand je les tuais... Bizarre. Vous sentez le coup qu’ils ont attendu que les shinigami soient affaiblis pour sortir de leur cachette ? Je vous le dit, le responsable de la stratégie Quincy a dû mal calculer son coup. Et une troisième race sur le dos ! Bon, celle-ci n’est pas sélective il est vrai. Je me demande si les Quincy ont aussi prévu de déclarer la guerre aux humains… Tant qu’à faire.

Une fois le ménage fait localement, je constatais les dégâts. Un vieil homme aux habits miteux n’avait pas survécu, emporté par la chute d’un lampadaire, néanmoins son âme n’avait pas été capturée. Au moins avais-je sauvé quelqu’un… Il m’interpella mais je ne comprenais pas ce qu’il disait, même si je commençais de parler japonais, celui-ci parlait vite et avait des dents en moins, je m’approchais. J’entendais des gémissements plaintifs d’un animal apeuré à côté de moi, j’aperçu un petit furet blanc et beige prêt du mort, la queue coincé. Je l’aidais sous les approbations du vieillard qui souriait. Il indiquait le furet qui tremblotait dans mes mains en me disant « Yuukan ». Son nom apparemment. J’hochai la tête, visiblement j’allais le garder. J’y songeais déjà. Des shinigami n’allaient pas tarder avec tous les dégâts, alors je préférais repartir, il faudrait que j’achète le nécessaire pour s’occuper de Yuukan.

Plusieurs jours plus tard un évènement se passa en ville, une autre attaque, une autre confrontation entre shinigami et ses nouveaux adversaires, et je sentis soudain la pression spirituelle d’un arrancar puissant. Je préférais rester à l’écart de tout cela, je n’ai même pas été voir de qui il s’agissait. Leur chef peut être ? Qu’importe. En attendant, je m’assurais que Yuukan ai assez de graines pour la journée. Le furet semble heureux avec moi, peut-être est-ce le seul…

Souvent je pense que si tout était à refaire, avec mes connaissances actuels, je me serais enfuit du manoir Stivell en embarquant mes sœurs, je serait allé dénoncer ma famille comme secte consanguine et nous aurions été en famille d’accueil vivre une vie d’humains normaux. A présent, quand je regarde l’avenir, il me paraît bien sombre, loin du blanc éclatant de nos uniformes.

Et Vous ?

|| Pseudo ? Save  || Âge : 23 tout pareil || Code ? || Avis : et un de plus, héhé. ll Précision (édité à 14h35) : les deux arrancars sont Alvaro et Saveiro. =D||
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MessageSujet: Re: Où sont mes soeurs ? - Alain Stivell   Mer 19 Aoû - 9:24

Salut !

Bon bah finalement j'ai eu le temps de jeter un oeil à cette fiche hein ^^
Très bonne fiche, de bonnes descriptions, un personnage complexe et profond plutôt dont l'originalité tiens plus à sa personnalité qu'à l'histoire en elle-même bien que de nombreux passages soient très intéressant.
L'histoire, d'ailleurs, est un peu pataude sur le début, notamment le dialogue des deux frères, mais l'enchainement est vraiment bien, lorsque l'on découvre qu'il s'agit en fait d'un cauchemar du grand Alain qui pose un oeil sur ses souvenirs tout en les comparant avec sa situation actuelle. C'est fluide, c'est bien. Le passage de l'attaque de Las Noches était vraiment bon, surtout le coup des deux arrancars, l'image est puissante, le symbole fort.

Pour moi c'est une excellente fiche à laquelle je donnerais volontier un niveau ... 73. Oui "seulement" 73, car j'ai relevé des fautes d'orthographes. Il n'y en a pas beaucoup, mais celles-ci font tiquer un peu. Toujours est-il que c'est un niveau suffisant pour être Sternritter (oui c'est marqué 80 dans le Système, mais c'est parce que j'aime pas les tableaux html, le niveau de Stern c'est entre 70 et 80, quoi).

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MessageSujet: Re: Où sont mes soeurs ? - Alain Stivell   Jeu 20 Aoû - 12:58

Je suis de l'avis de Sal. La fiche est très bonne -malgré de nombreuses fautes d'orthographe disséminées dans toute la présentation- mais j'aime beaucoup l'histoire, et la façon dont elle est très réellement ancrée dans le contexte du forum.

Je valide lvl 70 personnellement. C'est juste ce qu'il faut selon moi pour être Sternritter... mais la présentation ne vaut pas plus à mon sens.

En conclusion : Sternritter, LvL 72.
<3

(Ps. J'ai hate de te croiser IRP. On va s'amuser... *rire de Llanto en arrière-plan*)

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MessageSujet: Re: Où sont mes soeurs ? - Alain Stivell   

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Où sont mes soeurs ? - Alain Stivell
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