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 C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...

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MessageSujet: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Dim 12 Avr - 1:45



L'institut n'était plus visible. Cela faisait un moment d'ailleurs, mais la jeune femme ne s'en était pas rendu compte jusqu'au moment où elle avait compris être perdu dans les rues de la ville. Exceptionnellement, ils l'avaient laissé sortir seule pour une fois. Ce n'était pas la première fois que notre brunette se baladait en ville, mais en général, il y avait toujours quelqu'un de l'institut pour veiller sur elle. Mais ce jour-là, les médecins avaient décrété qu'il serait temps pour elle d'apprendre à se débrouiller seule. Les pauvres n'avaient pas idée de la bêtise qu'ils venaient de faire.

Ce nouveau chapitre d'une histoire déjà bien triste commença un mardi matin dans les rues de Karakura-sur-mer. C'était un début de matinée tout ce qu'il y a de plus normal, le petit déjeuner au réfectoire commun, les surveillants qui, étrangement, semblaient avoir pris d'affection la jeune femme, bien qu'ils tenaient à ne pas trop le montrer pour éviter le favoritisme. Un simple bol de céréales, du lait, du jus d'orange, un peu de pain, de beurre et de confiture. Ce n'était pas un repas de roi, mais c'était plus que suffisant. Toujours est-il qu'une fois terminé, une fois sa douche prise, la jeune femme fut amenée directement au bureau du directeur. Durant tout ce temps, hormis lorsqu'elle était sous l'eau, jamais elle ne lâcha son petit livre rouge.


 « Bien le bonjour, Mademoiselle Yamada, comment allez-vous aujourd'hui ? » Le directeur était un petit bonhomme rondouillard au visage ressemblant à un ballon de rugby, tout en longueur. Le plus souvent, il était sérieux, parlant sans détour et avec autorité, mais aujourd'hui, il était souriant comme s'il avait une bonne nouvelle à annoncer. Celle qui se faisait appeler Yamada hocha la tête silencieusement. C'était une joli jeune femme aux longs cheveux bruns, aux reflets étrangement violacés. Une paire de lunettes rouge accompagnées un visage fin et à l'expression peu rassurée.

« Cela fait un moment que vous êtes ici, n'est-ce pas ? Environ trois ans si je ne m'abuse. Comment vous sentez-vous ici ? » Le directeur semblait réellement se soucier de la réponse de son interlocutrice, ayant été jusqu'à délaisser son travail, probablement urgent pourtant, afin de se concentrer uniquement sur la jeune femme.

« Les infirmières sont gentilles, la cuisinière me donne ce que je veux manger quand j'ai faim. » Son japonais n'était pas fluent, mais pas hésitant pour autant. Un léger accent anglophone pouvait encore se faire entendre derrière certains mots. En trois ans, Yamada Hanako avait dû apprendre à parler japonais, non pas qu'elle avait été forcée, mais à vivre parmi des pensionnaires nippons, elle en avait appris la langue par immersion, sans compter les cours dispensées par les bénévoles.

« C'est bien, c'est bien, je suis heureux que vous vous sentiez à l'aise. Si je ne me trompe pas, vous êtes déjà sorties quelquefois avec nos bénévoles en ville ? J'ai cru comprendre que vous aviez apprécié cela également. » De nouveau, la jeune femme se contenta de hocher la tête, intimider par cette présence.

« Il a été décidé, de concert avec votre médecin, qu'il serait bon pour vous de vous... émanciper un peu. Ainsi, pour la matinée, nous vous offrons la possibilité de sortir par vous même en ville, à condition que vous reveniez pour le repas de midi, est-ce que cela vous convient ? »

Le sourire qui s'afficha alors sur le visage de la jeune femme fut plus que suffisant pour le directeur, sans compter l'enthousiasme avec lequel elle accepta. C'est ainsi que Hanako, bien que ce ne soit pas son vrai nom, se retrouva en plein centre-ville de Karakura, désespérément à la recherche du parc où elle avait l'habitude d'aller. Mais alors qu'elle s'éloignait de plus en plus de l'institut, sa mémoire commença à flancher. Ses souvenirs les plus proches se rétractèrent les premiers ; ce qu'elle faisait là, comment elle s'était rendue ici, d'où elle venait, puis la discussion avec le directeur, le petit déjeuner. Il ne lui fallu pas longtemps avant que ses pas ne la fassent tourner en rond et qu'elle ne finisse par oublier jusqu'au nom qu'on lui avait donné. En quelques heures, la jeune Yamada Hanako n'existait déjà plus.

Combien de temps exactement marcha-t-elle ? C'était une bonne question. Elle n'en avait aucune idée,mais ce fut assez long pour qu'elle soit complètement perdue, ne reconnaissant plus rien, alors que son ventre commençait  à crier famine. Toujours était-il qu'à force de déambulation, la jeune femme sans nom finit par arriver, néanmoins, là où elle le voulait à la base. Le parc de Karakura. Comme souvent, bien des gens s'y réunissaient pour un repas rapide, profitant du climat agréable de la mi-saison pour se reposer avant de reprendre le travail. Mais ce qui l'avait attiré là était plus un instinct qu'une véritable réminiscence. Il y avait quelque chose là-bas, qui ne lui était pas totalement inconnu, une présence étrange et attirante, bien que plus d'un se serait peut-être écarté. Mais elle était naïve, naturelle, curieuse. Quelque chose résonnait avec son esprit, directement au fond de son âme comme un diapason. Alors elle avait suivi cette drôle d'impression jusque là-bas, observant la nature, les arbres, les oiseaux, les promeneurs avec leurs chiens, comme s'il s'agissait de la première fois. Bien que pour elle, se l'était en quelque sorte. Puis ce quelque chose qui l'avait amené jusque-là entra dans son champ de vision. C'était une jeune femme étrange aux longs cheveux roux.



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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Mer 15 Avr - 0:32



Les rues de Karakura sur mer fourmillaient de gens en ce début de matinée, comme parcourues de multiples petits courants. Des enfants accompagnés de leurs parents qui ne tarderaient pas à rejoindre leur bureau, aux retraités se rendant les uns chez les autres, en passant par les étudiants en âge d’aller seuls en cours, c’était toutes les tranches d’âge et de situations professionnelles possibles qui défilaient sous le soleil légèrement voilé du Japon. A l’exception des hikikomoris trop occupés à regarder des animés. Des physiques de toute taille et corpulence déambulaient de manière machinale, ne prêtant aucune attention à ce qui se déroulait plus haut que leurs épaules. Des femmes, des vieillards, des enfants, des malades, toutes sortes de reatsus plus ou moins fort et attirants. Toute une galerie de proies potentielles.  Et puis, soudainement, les rues se vidèrent presque intégralement de la populace, les travailleurs installés pour plusieurs heures sur des chaises trop petites et inconfortables.

Dans de telles conditions, il ne fut pas ardu de remarquer aisément la jeune fille si frêle, l’air absent, qui passa plusieurs fois par cette rue, dans plusieurs sens, semblant perdue. Si frêle, et pourtant dotée d’un reatsu si intriguant. Durant de longues minutes, l’arrancar allongée sur le ventre, au bord du toit d’un petit bâtiment, la tête posée sur ses mains, les jambes levées ramenées derrière son dos, s’amusa à atteindre son retour, après avoir longuement cligné des yeux à son premier passage. Puis après un peu plus d’une heure, la jeune fille cessa de revenir dans la rue, alors que celle-ci se remplissait de nouveau d’une foule désormais bien moins attirante.

S’autorisant un long bâillement à s’en décrocher la mâchoire, la jeune arrancar se remit sur pied, époussetant très sommairement le pantalon qu’elle portait sous son haut blanc. Ebouriffant ses courts cheveux roux revêches, elle s’éloigna du bord du toit, marchant droit vers sa sœur aux cheveux longs et lisses. Bien plus placide qu’elle, l’aînée n’avait pas daigné s’intéresser aux humains qui grouillaient à ses pieds, préférant s’allonger au milieu des caillasses du toit pour contempler le lent mouvement des nuages, l’un des rares spectacles sur lequel elle arrivait à rester concentrée longtemps.

D’un simple mouvement de la tête, la cadette montra son intention de bouger à l’autre arrancar, qui se releva sans mot dire. Après tant de temps passées ensembles, les deux êtres n’avaient plus besoins de mots pour communiquer. Celle qui était une numeros s’élança la première d’un sonido, bientôt suivie par la privaron.

Les deux demoiselles n’étaient venues dans le monde des humains que dans le but de tromper l’ennui, préférant perdre quelques heures à redécouvrir un monde qu’elles ne connaissaient guère. La découverte plutôt singulière qu’elles venaient de faire était donc le pur fruit du hasard, mais aurait du être approfondie. Au lieu de quoi les deux sœurs préféraient continuer d’explorer ce monde qu’elles connaissaient si peu.

Leur instinct les guida vers un milieu moins bétonné, bien que tout autant urbanisé. Les gens étaient encore relativement nombreux, si bien que par méfiance, les deux arrancars préférèrent rester perchées en hauteur sur les arbres du parc, dont les branches ployaient sur leur poids. Elles restèrent là un moment, profitant de la brise fraîche qui s’engouffrait dans leurs poumons. Puis, lentement, sans se presser, l’étrange reatsu de la jeune fille frêle se fit à nouveau ressentir, augmentant doucement.  Désormais à portée de vue, ce qui semblait le plus intriguant chez elle, ce n’était pas son odeur spirituelle, mais surtout le fait qu’elle semblait encore plus étrangère à ce monde que les deux locataires de Las Noches. Kate se décida à descendre de son perchoir.

Du duo, Yuki était celle qui savait le mieux cacher son reatsu. En présence de son aînée, elle était presque indétectable, la mince empreinte qui émanait d’elle se trouvant occultée par la présence plus marquée de celle-ci. Si jamais il y avait une menace, aussi improbable que ça puisse paraître, il valait mieux qu’elle se tourne vers la privaron en premier.

Le bruit qu’elle fit en atterrissant fut à peine perceptible au milieu du bruit ambiant, à quelques pas de l’humaine. Son instinct la poussait à se révéler maintenant plutôt qu’attendre qu’elle ne les trouve et ne fasse le premier pas. Elle attendit l’espace d’un battement de cœur, tandis que le vent faisait voler l’extension de sa jupe et ses longs cheveux flamboyants sur le côté.  De près, la jeune femme en face d’elle semblait encore plus fragile et innocente que jamais. Si bien que de tout ce que son instinct aurait pu lui souffler comme réplique, ce fut une simple question suggérée par une part d’elle même qu’elle n’aurait jamais soupçonné qui s’échappa de ses lèvres :

« Bonjour, tu es perdue ? Tu veux de l’aide ? »
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Jeu 23 Avr - 1:16



Andy venait de revenir de la Soul Society. Il avait dut y retourner pour convaincre le département scientifique qu'ils devaient modifier légèrement le verrou temporel. C'était la cinquième fois qu'il y retournait à ce propos. Cela commençait à le frustrer d'être cloué au sol par des gens qui maitrisaient si peu leurs créations qu'ils risquaient de créer un trou dans la structure de l'univers de la taille de la Belgique. On me diras que la Belgique, c'est pas très grand et que ça ne représenterais pas une perte trop grave à l’échelle de l'univers, ce qui ne serrais pas tout à fait faux, mais qui s'éloigne grandement du sujet.

Toujours est il qu'après leur avoir présenté les raisons scientifiques qui le poussaient à vouloir les modifications qu'il leur demandait, sous la forme de jolis diagrammes avec des couleurs, et avec une explication sur un ton qu'il ne réserve qu'aux plus ahuris de ses élèves du lycée de Karakura, il fini par obtenir ce qu'il demandait.

Les tensions de l'espace-temps produites par le verrou étaient encore importantes, mais ne mettaient plus en danger l'intégrité de tous les mondes.

Accessoirement, cela permettait à Andy de se mouvoir plus librement que prévu par les shinigamis. Mais ça, il s'était bien gardé de leur dire. S'il était encore très limité, il n'était plus confiné à l'immobilisme. Il pouvait tout à fait aller où bon lui semblait, mais son destin était quantiquement lié la suite causale de Karakura. En résumé, il pouvait toujours prendre un jour de congés à l'autre bout de l'univers... mais pas s'enfuir pour de bon.

C'est ainsi qu'il était parti voir un peu de pays, vu qu'il n'avait pas de cours à donner ce jour là. Son voyage l’amena dans un très ancien royaume, dirigé par un fullbringer fou convaincu d'être un dieu vivant, alors qu'il avait été l'amuseur de la cour avant la mort du monarque précédant. Andy tenta de mettre une fin pacifique à son règne, mais ne put empêcher un des rebelles qu'il avait sauvé d'assassiner le tyran psychotique.

C'est donc un peu amer qu'il revenait à Karakura. Il avait posé son vaisseau à l'endroit habituel, dans une ruelle non loin du lycée, puis il était parti se balader un peu. La ville regorgeait d’énergie spirituelle. Andy avait étudié ce genre de phénomènes à l'académie. Des zones restreintes de l'espace et du temps où les être étaient beaucoup plus forts spirituellement que dans le reste de l'univers. Peu de gens était capables de repérer Andy comme étant un être à la puissance spirituelle extraordinaire, de manière générale. Mais à Karakura, avec l’énergie ambiante, cela devenait carrément impossible. Pour conserver son "aura" de charisme due à la gestion maitrisée de son énergie spirituelle, il avait dut en laisser s’échapper deux ou trois fois plus que d'habitude. Il avait fait des mesures plus précises avec l'outillage sur son vaisseau, et avait put repérer quelques sources importantes de reiatsu. Le lycée en était plein, et les signaux étaient flous, mais ils semblaient converger sur un groupe d'amis. Le Professeur n'avait pas remplacé le professeur de physique de Ichigo Kurosaki pour rien.

Mais juste après avoir posé son vaisseau, le Professeur repérait sur ses écrans une perturbation caractéristique... Un garganta. Il les avait longtemps étudié pour essayer de permettre à son vaisseau de les générer afin d'aller dans le Hueco Mundo, mais pour l'instant il en était toujours réduit à emprunter ceux ouverts par d'autres. Mais plus important. Ce garganta était ouvert à partir du Hueco Mundo. Un hollow arrivait en ville. Andy se dépêcha de le rejoindre.

Elles étaient deux. Arrancars, visiblement. Chose surprenante, elles restaient non-violentes. Cela faisait un moment qu'il les surveillaient, les jaugeant tout en tentant d'analyser un éventuel plan d'attaque qu'elles auraient. Mais il fallait se rendre à l'évidence... Ces deux arrancars n'avaient rien d'hostile. Mais Andy avait été trop concentrés sur elles. C'est ce qui l'avait empêché de détecter une présence spirituelle qui, bien que plus faible, ne savait visiblement pas se dissimuler. Une cible facile pour un hollow, et de quoi faire tourner la tête aux plus sages des arrancars. D'ailleurs les deux menos se déplacèrent en vitesse dans le parc où errait la présence.

Andy les rattrapa juste à temps pour observer la scène. Celle qui semblait diriger le duo, qui masquait d'ailleurs totalement la présence spirituelle de l'autre, se présenta face à la source d'énergie spirituelle. Une jeune fille, le regard perdu dans le vide, qui ne semblait savoir où elle était. L'arrancar rousse s'était visiblement faite la même réflexion :

"Bonjour, tu est perdue ? Tu veux de l'aide ? "

Question étonnante, pour une arrancar. Surtout qu'elle n'était pas accompagnée du traditionnel sourire signifiant un truc du genre : "Si tu est perdue, tu vas vite trouver le chemin de mon estomac ! "
Le Professeur ne ressentait rien d'hostile de la part de ce duo, mais avait appris à se méfier tout de même, quoi que gardant un air amical. Il venait de faire un pas le rapprochant dans la zone où la discussion venait d'être lancée :

"Bien le bonjour, mesdemoiselles. Vous me semblez toutes les trois un peu perdues, ici. Je le suis moi même... Peut-être pourrions nous trouver nos chemin ensemble ? "


Andy sourit. Il avait le sentiment étrange de connaitre ces jeunes femmes, sans arriver à se rappeler qui elles étaient.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Jeu 23 Avr - 16:52


Qui était-elle ? Pourquoi venait-elle ainsi à sa rencontre ? Les deux questions étaient valable pour la jeune femme rousse, qui n'était jeune que par son apparence, et non pas par son âge, mais également pour nôtre brunette amnésique, ignorant qui elle était et comment elle s'était retrouvée dans ce parc. Mais pour le moment, ce genre de questions ne lui embrouillaient pas l'esprit. Face à elle se trouvait une entité dont la présence résonnait en elle comme une pulsation, un battement de cœur, un sentiment étrange qui, tantôt, la submergeait et l'attirait vers cette inconnue aux cheveux flamboyant, tantôt, se rétractait, lui intimait de ne pas faire confiance, de retourner sur ses pas. C'était une sensation plus que perturbante, dont il était, pour la jeune femme, de décrire avec des mots.

Mais alors que son regard se perdait dans la contemplation de cette apparition soudaine et que son âme s'emballait sans savoir quoi faire, quelques mots vinrent, à leur tour, l'atteindre. C'était une voix claire, féminine et douce. Parmi le brouhaha ambiant, ces deux simples questions traversèrent pourtant sans peine l'espace qui les séparait, si bien que, durant un instant, notre inconnue aux lunettes rouges ne se rendit pas compte que cela lui était adressée. Et c'est avec un léger sursaut, qu'elle comprit alors que son interlocuteur n'était autre que celle qui l'obnubilait en se tenant juste là devant elle. Était-elle perdue ? Oui. Voulait-elle de l'aide ? Sûrement, mais avant même qu'elle n'eut le temps d'ouvrir la bouche pour donner sa réponse, une autre voix s'éleva également, posant une question similaire. Plus masculine, mais pas plus agressive, sans pour autant avoir la douceur presque maternelle de la femme rousse, on y discernait pourtant une certaine jovialité.


 « Je suis perdue... Et j'ai faim... »

Ces quelques mots étaient dis dans un souffle, comme si notre brunette avait peur de quelconques représailles si elle parlait trop fort. Son regard, néanmoins, quitta sa première interlocutrice pour aller rejoindre celui du nouveau venu. Pas étonnant que la voix semble plus masculine puisqu'elle venait d'un homme. Un homme aux yeux noisettes, à la chevelure brune avec un nœud papillon rouge étrange et décalé par rapport aux tenues des autres gens présent dans le parc. De lui aussi se dégageait une aura attirante qui faisait résonner un battement inaudible et impalpable au cœur de la jeune femme. Mais là encore, c'était un sentiment différent. Il ne l'attirait ni ne la repoussait, il était simplement. Mais le plus déroutant fut qu'il avoua de lui-même être également perdu.

« Si on est tous perdu, comment on peut s'aider ? »

La question était posée sans méchanceté ni cynisme, elle était pleine d'une curiosité innocente, une véritable interrogation dans un sens. Mais alors notre inconnue baissa les yeux comme si elle avait le sentiment d'en avoir trop dit, de ne pas être à sa place ici, ce qui, dans un sens, n'était pas totalement faux. Comme une protection face au monde qui l'entourait, face à ses deux interlocuteur qui étaient apparus de nul part, la jeune femme serra son petit livre contre sa poitrine. Mais une autre question vint alors lui brûler les lèvres et les mots sortirent avant même qu'elle ne put les retenir.

« Vous êtes qui ? »


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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Mer 6 Mai - 1:41



Kate se sentait...bizarre.
Il n ‘étais pas habituel pour un hollow de faire preuve de pitié envers ses congénères. Le faire envers ce qu’ils considéraient comme de la nourriture lui semblait donc presque inquiétant. Mais le regard de la jeune fille en face d’elle calmait toutes les pulsions négatives qu’elle pouvait avoir.
Puis ses instincts reprirent le dessus lorsqu’un autre reatsu se rapprocha sans prévenir.

"Bien le bonjour, mesdemoiselles. Vous me semblez toutes les trois un peu perdues, ici. Je le suis moi même... Peut-être pourrions nous trouver nos chemin ensemble ? "


Le nouveau venu avait lui aussi un reatsu d’humain, et semblait plus âgé. Un air amical sur le visage, une mèche rebelle sur la tête, il avançait pas après pas, réveillant un sentiment d’hostilité au fond de la privaron, qui sentit ses poils se hérisser le long de ses bras. Elle fronça les sourcils en fixant le nouveau venu, tentant d’adopter le visage le plus hostile qu’elle pouvait. Ce qui donnait surtout l’impression qu’elle boudait.

En temps normal, elle ne lui aurait sans doute pas décoché un regard aussi ridicule, mais, il l’avait trouvée alors qu’elle était à la fois attendrie par la bouille de la petite humaine et détendue par sa matinée passée avec sa sœur.
Sœur qui pour sa part, demeurait sagement perchée sur son arbre, observant attentivement la situation à ses pieds.
Dans sa petite tête rousse, Kate commença à échafauder un plan pour coller un pain dans le ventre du loufoque, avant de se sauver en emmenant Yuki avec elle. Mais cela l’empêcherait d’en apprendre plus sur ces deux individus. Incapable de se décider, elle fut interrompue dans ses réflexions quand la plus jeune des deux, soupira d’une petite voix.

« Je suis perdue... Et j'ai faim... »

Voilà qui mettait la jeune arrancar dans l’embarras. Elle ne connaissait rien de cette ville, ne savait pas ce que les humains mangeaient désormais, et n’avait aucune idée d’où trouver à manger. Et elle n’avait aucun moyen d’interagir avec les vendeurs en plus.

« Si on est tous perdu, comment on peut s'aider ? »


La phrase fit tiquer la rousse aux cheveux les plus longs, la renvoyant à ce qu’avait dit l’autre homme. Se campant sur ses positions, elle le dévisagea d’autant plus intensément, comme si ses sourcils pouvaient servir de lunettes à rayon y pour lire ses intentions. Elle n’arrivait pas à décerner d’hostilité  en lui, et encore moins une quelconque ruse. Puis une petite voix détourna son regard :

« Vous êtes qui ? »

Le ton et la posture de l’humaine achevèrent de désarmer Kate., désormais certaine de l’inoffensivité de la petite. Plus que jamais, l’instinct maternel présent en la privaron était réveillé, elle qui n’aurait jamais d’enfant.
Et pourtant, elle préférait rester sur ses gardes, jouer l’intimidation. Une voix qui se voulait dure, sans réussir à paraitre ferme, claqua sur sa langue.

-Non, je ne suis pas perdue. Ne se perdent que ceux qui cherchent leur chemin.


Elle jeta un petit coup d’œil vers la jeune fille, tentant de lui décocher furtivement un sourire rassurant, puis elle pivota sur ses talons pour faire face à l’homme, les bras croisés sur son ventre. Ré-adoptant son air le plus terrible disponible, elle continua.

-Je suis la privaron Maeda Kate. Je suis une arrancar ; un...hollow ?, acheva t’elle en espérant que ses interlocuteurs connaitraient la signification de ces mots. Et si jamais son hésitation n’avait pas suffit à rendre ridicule son introduction, sa sœur avait de quoi la faire tomber à l’eau du haut de son arbre.

- Et moi c’est Maeda Yuki ! , s’écria t’elle d’une voix bien plus joyeuse et détendue que son aînée, qui commençait à sentir le rouge monter à ses joues.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Sam 23 Mai - 0:57



« Je suis perdue... Et j'ai faim... »

Prononcé avec la timidité de quelqu'un qui a eut peur des autres toute sa vie. Puis un regard. Andy connaissait très bien ce genre de regard. Celui de ceux qui en ont trop vus. Les yeux sont la porte de l'âme, dit on. Et un regard si vide dénote d'un esprit fuyant la réalité comme le pire des cauchemars.  Cette petite avait besoin d'aide.
Andy possède un sens aigu des perturbations que ses actions peuvent causer dans la structure causale de l'univers. C'est pourquoi il a pour politique de limiter ses interactions avec le monde au strict minimum. Sauf dans certains cas... comme une petite fille qui a besoin d'aide.

« Si on est tous perdu, comment on peut s'aider ? »

Pendant un instant lorsqu'elle posait cette question, on aurait dit une petite fille de 8 ans qui pose une question existentielle à une figure d'autorité.
Pourtant, les mots provenaient d'une jeune femme, et non d'une petite fille.
En apparence, il n'avait que quelques années de plus qu'elle. Les arrancars avaient même l'air plus jeune qu'elle.
Comme les apparences peuvent être trompeuses...
Après sa question, la petite fille dans un corps de jeune femme se referma sur elle même, tennant fermement un petit livre tout contre elle, avant de poser une autre question aux trois antiquités dans des corps de jeunots.

« Vous êtes qui ? »

Andy allait tenter une réponse calme pour tenter de rassurer cette fille, mais fut interrompu par une voix dont on sentait bien qu'elle essayait de se rendre imposante et intimidante, mais qui ne parvenait qu'à avoir l'air contrite :

« Non, je ne suis pas perdue. Ne se perdent que ceux qui cherchent leur chemin. »


Andy détourna les yeux de la jeune perdue pour regarder son interlocutrice tandis qu'elle faisait de même. Elle tentait encore d'avoir l'air menaçant, mais y parvenait étonnamment mal pour un membre de l'espèce spirituelle réputée à raison comme la plus dangereuse et sauvage.

« Je suis la privaron Maeda Kate. Je suis une arrancar ; un...hollow ? »


On pouvait sentir dans la dernière proposition une sorte de demande d’approbation, comme si l'arrancar attendait que le Professeur ne dise que ses termes lui étaient bien familiers et qu'ils le terrorisaient tout autant que n'importe qui en ayant déjà croisé une fois dans sa vie.
Le problème étant bien évidemment qu'il n'en était plus tout à fait là.

La deuxième arrancar, perchée dans un arbre à proximité, lança, tout sourire :

« Et moi c’est Maeda Yuki ! »

Andy sourit. Une arrancar sympathique, cela faisait un moment qu'il n'en avait pas croisé. Mais alors un duo, c'était une première. Enfin pas tout à fait une première, mais permettez la figure de style pour l’intérêt de cette narration.
Il laissa même échapper un petit pouffement court lorsqu'il vit la grande sœur perdre un peu du brin de contenance qu'elle avait encore au moment d'entendre cette exclamation.

Le Professeur se tourna vers celle qui serrait encore bien fort son petit livre.

« C'est pas compliqué. Quand on ne sait pas où on va, si on est tout seul on est perdu, mais si on est plusieurs, alors là ça devient une aventure ! J'étais à l'aventure, il n'y a pas longtemps, mais... mes amis avaient une autre aventure à vivre, sans moi... »

Puis au cours de la prochaine explication, il se tourna doucement vers la grande Maeda.

« Quand à qui je suis... C'est une bonne question. Pour le moment, dans la région, les gens ont tendance à m'appeler Sensei. Il est vrai que j'ai un peu d'expérience dans certains domaines. Il m'est d'ailleurs arrivé de croiser des arrancars avant. Et beaucoup de hollows. Cela ne s'est pas toujours bien passé, malheureusement. »

Cette dernière phrase était accompagnée d'une légère hausse de son reatsu perceptible et d'une expression plus fermée. Juste pour la forme. Histoire de montrer que lui aussi il pouvait avoir l'air sérieux.
Puis il rabaissa cette pression, afficha à nouveau son sourire le plus enjoué et, penchant la tête un peu pour regarder Yuki derrière Kate, il lança :

« Vous êtes venues prendre un peu le soleil ? C'est sympa ces journées, non ? »

Puis il se tourna vite vers la jeune humaine à nouveau, et lui tendit un sachet qu'il avait sorti d'une de ses poches. Il contenait des petits bonbons en gélatine.

« J'ai que ça à manger, présentement. C'est pas très nourrissant, mais c'est les meilleurs. Sert toi, te gène pas. »
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Dim 24 Mai - 17:40


Pourquoi ma regardaient-ils de la sorte ? Elle semblait dérangé, l'autre semblait lui jeter un regard plein de pitié et de compassion. N'avaient-ils donc jamais vu quelqu'un ayant faim ? Les deux adultes étaient étrangement silencieux malgré les questions que la jeune femme continuait de poser, ni l'un ni l'autre ne semblaient être intéressés par le fait de lui répondre. C'était, dans un sens, frustrant, mais notre petite inconnue n'était pas non plus réellement intéressée par de quelconques réponses. Puis finalement, la rouquine prit le temps de répondre, tout du moins à la seconde question d'abord. Une sorte de réponse mystico-philosophique qui avait probablement un sens très profond et très pertinent, mais qui échappa complètement à la jeune femme. À l'inverse, ce que raconta le bel homme fut nettement plus à sa portée. Ainsi donc, elle n'était plus perdue, mais en aventure ! C'était nettement mieux !

S'en suivit ensuite les présentations. Celle qui avait des cheveux de feu affirma s'appeler Maeda Kate, parlant de chose qui ne sonnait en rien pour l'amnésique. Privaron, Arrancar, Hollow, cela ne lui disait absolument rien et elle n'eut pour toute réaction qu'un regard vide, jusqu'à ce que, du haut d'un arbre, une autre bouille n'en sorte souriante, pleine de bonne humeur pour se présenter à son tour. En voyant cela, non seulement notre jeune femme sursauta, mais elle se laissa à rire devant l'absurdité de la situation. Le bel homme se présenta à son tour, Sensei, selon lui. Mais qu'est-ce qu'il parlait beaucoup ! Limite un peu trop. Après tout, la brunette avait faim elle! Personne ne lui avait proposé à manger jusque là ! Jusqu'à ce que Sensei ait sorti un petit sachet en plastique.

Notre amnésique ne savait pas grand chose de la vie. Elle ne se souvenait de rien, pour ainsi dire, pas même de son nom. Elle ne savait pas où elle se trouvait, ni comment si rendre, ni comment rentrer, ni même où rentrer. Mais si il y avait bien une chose qu'elle savait, c'était la nature de ce petit sachet de plastique. À sa vue, ses yeux s'agrandirent, s'y refléter la gourmandise et l'envie et il manqua peu pour que de la bave coule de ses lèvres. Aussi ne refusa-t-elle sous aucun prétexte cette générosité de la part du bel homme. Après tout, c'était des bonbons !

Avec un petit cri étouffé de surprise et de contentement, elle lui arracha presque le sachet des mains surexcitée, avant de se débattre avec l'ouverture, tentant de garder son livre contre elle d'un bras, tirant sur le plastique de l'autre, mais quand l'un était calé, l'autre se mettait à glisser ! Vraiment pas pratique tout ça. Sans plus d'égard pour ses interlocuteurs, et pour les gens autour, la jeune femme se laissa glisser par terre, posant son précieux carnet sur ses genoux, et ouvrit le non-moins précieux sésame. L'odeur sucrée, le goût de la gélatine et la résistance élastique sous ses dents, tout était source de bonheur, aussi dégusta-t-elle ce présent inattendu avec un sourire béat, après tout, ce « Sensei » lui avait dit de se servir non ?

Oublié le parc, la rouquine, le bel homme et l'oiseau perché dans son arbre, notre brunette enfourna sa main dans le sachet en plastique et s'empiffra de ces douceurs sucrés. Les adultes n'avaient qu'à parler entre eux, ils aimaient bien faire ça après tout ! Puis soudaine, comme un flash qui la traversa, la jeune femme se tourna d'un bloc, autant que possible dans sa posture et baragouina la bouche pleine, quelque chose qui ressemblait vaguement à


« Mwerfchi M'shieur ! »


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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   Dim 28 Juin - 0:26

Si Kate avait été une méduse capable de pétrifier du regard, elle aurait tout aussi bien réussi à figer sa sœur cadette en la fusillant des yeux. Toute penaude, cette dernière abrita sa tête dans ses épaules, la lèvre tremblante. Tout en excès, comme toujours.

Ignorant les explications que l’homme débraillé donnait à la jeune perdue, la privaron espada entreprit d’attraper les joues de sa jumelle entre ses mains, secouant sa tête de gauche à droite pour une raison que nul ne pourrait comprendre.

« Quand à qui je suis... C'est une bonne question. Pour le moment, dans la région, les gens ont tendance à m'appeler Sensei. Il est vrai que j'ai un peu d'expérience dans certains domaines. Il m'est d'ailleurs arrivé de croiser des arrancars avant. Et beaucoup de hollows. Cela ne s'est pas toujours bien passé, malheureusement. »

Son air était bien plus sérieux, son reatsu s’élevant. Kate l’imita. Des menaces ? Si cet espèce de grand escogriffe pensait qu’il pouvait impunément les menac...

« Vous êtes venues prendre un peu le soleil ? C'est sympa ces journées, non ? »

« Ouiiiiii ! »


Bon sang Yuki, j’essaie de respecter les clichés !

Kate soupira profondément, complètement désabusée. Puis elle se tourna légèrement pour regarder Yuki, un petit sourire aux lèvres. La jeune arrancar avait tendance à se montrer bien plus sociable que ses congénères arracheurs de bras, et elle souffrait affreusement du moindre isolement. Partir au monde des humains était certes risqué, mais elle adorait tellement ces sorties que l’aînée ne pouvait lui dire non. La cadette n’avait jamais eu l’occasion de vivre sa vie d’humaine, il n’était donc absolument pas nécessaire qu’elle ait à se conformer à la morne vie d’un hollow.

Un léger sourire toujours aux lèvres, les yeux l’air endormi, l’arrancar se tourna vers celui qui se disait Sensei.

«  Vous êtes étrange. Normalement, les gens qui ont déjà croisé la route d’arrancars ne se posent pas de questions lorsqu’ils en croisent à nouveau...  et en plus...Votre reatsu sent le hollow.»


Pendant ce temps là, Yuki profitait de l’inattention de Kate pour renifler les cheveux de la petite paumée.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...   

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C'est l'histoire d'un prof, d'une amnésique et d'une Arrancar...
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